Centrafrique : Les festivités du 1er décembre interdites par les groupes armés à  Kouango

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BANGUI – Les festivités du 1er décembre n’ont pas pour avoir lieu à  Kouango. Une information du RJDH confirmée par des sources indépendantes.

Alors que la population de Kouango s’était préparée pour commémorer le 60ème anniversaire de la proclamation de la République Centrafricaine, les groupes armés, opérationnels dans cette préfecture, à  la dernière minute, ont interdit les festivités. Cette information RJDH est confirmée par une source indépendante que nous avons pu contacter après son départ de Kouango.

Le traditionnel défilé, les danses populaires qui sont organisées dans les quartiers n’ont pas pu avoir lieu, selon la même source qui dit avoir mesuré le degré de déception et la frustration de la population, « les habitants de Kouango espéraient profiter de cette fête du 1er décembre pour sortir et manifester un peu leur joie mais quand cela a été interdit, tous ceux que nous croissions, étaient déçus mais personne n’osait le dire publiquement de peur d’être agressé des hommes armés de l’UPC », confie cette source qui a requis l’anonymat.

Le RJDH n’a pas pu obtenir les raisons évoquées par les éléments de l’UPC pour interdire cette fête. Un proche de Ali Daras, contacté depuis Bambari dit n’avoir pas d’informations précises, même s’il trouve logique cette décision, « nous ne savons rien pour l’instant mais je pense qu’il n’y a pas de raison d’organiser des fêtes dans le pays parce que la situation est trop confuse », indique-t-il au RJDH.

Les festivités du 1er décembre n’ont jamais divisé la société centrafricaine comme celles de cette année. Après l’attaque du site des déplacés d’Alindao où deux prêtres et une centaine de personnes ont été massacrées le 15 novembre, l’église catholique a appelé au boycott de cette fête nationale. Le mot d’ordre a été suivie par plusieurs partis politiques dont certains de la majorité présidentielle. Au lieu de rassembler, les festivités prévues pour la 1er décembre semblent diviser la nation, ce qui pourrait encore faire jurisprudence surtout que la situation sécuritaire, ces derniers temps préoccupe la Minusca et le gouvernement qui peinent à  la juguler voire l’éradiquer.

Source : ABangui

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