Centrafrique : la BAD débloque 16 milliards Fcfa en appui à la chaîne de valeur agropastorale

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La Banque africaine de développement vient d’octroyer un financement de 16 milliards de francs CFA à la République de la Centrafrique. Un protocole d’accord de financement a été signé entre les deux parties ce début de semaine à Bangui. Les fonds sont destinés au projet d’appui au développement des chaînes de valeurs agricoles dans les savanes.

Le développement des activités agropastorales est sans doute l’une des clés de développement de la République centrafricaine (RCA). Il s’agit d’une réalité dont les partenaires du pays sont conscients. Ce lundi 3 décembre 2018, la Banque africaine de développement (BAD) a décidé de soutenir ce secteur. Félix Moloua, ministre centrafricain de l’économie et Joël Tokindang Sibaye, le Représentant pays de l’institution financière panafricaine, ont signé à Bangui, un protocole d’accord de financement.

Portant sur une enveloppe de 16 milliards de francs CFA soit environ, 32 millions de dollars, cet accord est destiné à soutenir la mise en œuvre d’un projet d’appui au développement des chaînes de valeurs agricoles dans les savanes (PADECAS), a indiqué le gouvernement centrafricain.

Le PADECAS, est un projet quinquennal qui est axé sur des activités en trois composantes. Celles-ci portent notamment sur le développement des filières végétales et animales, le développement des chaînes de valeurs pour les filières du manioc, du maïs, du riz, du haricot et la filière bovine. La troisième composante concerne l’introduction des technologies pour améliorer la productivité, la transformation et la commercialisation des produits agroalimentaires.

L’agropastoral, un secteur d’activités aussi sensible que stratégique

Le financement de la BAD participera également, à travers la mise en œuvre du PADECAS, à renforcer les capacités de plusieurs institutions agropastorales. Il s’agit par exemple, de l’Agence nationale de développement de l’Elevage (ANDE), de la Fédération nationale des éleveurs centrafricains (FNEC) et l’Agence centrafricaine de développement agricole (ACDA).

La RCA est naturellement dotée d’importants potentiels agro-écologiques et hydrologiques. Ainsi les activités agropastorales y sont d’une importance capitale, surtout sur le plan économique. Joël Tokindang Sibaye a fait remarquer que si 66% de la population du pays exerce dans le secteur agricole (23 % du PIB de la RCA), c’est plus de 80% de la population rurale quant elle, qui pratique l’élevage. Selon le responsable ces deux secteurs emploient 63% des ménages pauvres, se retrouvant dans un rôle capital pour l’amélioration de la sécurité alimentaire et la réduction de la pauvreté de la Centrafrique.

Source : La Tribune Afrique

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