Centrafrique : Le gouvernement confie le recrutement des 1023 jeunes dans les FACA à  la Minusca

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BANGUI – Désormais, c’est la mission onusienne qui prendra le leadership du processus de recrutement des 1023 jeunes dans les Forces Armées Centrafricaines, ceci dans le souci d’éviter tout débordement similaire à  celui de 2012. L’annonce en a été faite le vendredi 30 novembre à  Bangui après une réunion de haut niveau entre la Ministre de la défense, la Minusca et l’EUTM-RCA.

Le recrutement des 1023 jeunes dans les FACA enclenché au mois d’octobre a été suspendu suite à  la situation chaotique lors des épreuves écrites du 18 novembre dernier où certains candidats recalés aux épreuves sportives se sont vu empêchés de composer.Il y avait eu un mouvement d’humeur au Lycée Marie-Jeanne Caron au moment où le test de recrutement devrait être organisé. Jusqu’alors aucune activité n’a donc été menée.

C’est dans ce contexte que le gouvernement a voulu confier le leadership à  la Minusca d’être au premier rang dans les opérations de recrutement.

Alain Georges Ngatoua, Chargé de mission en communication au département de la défense, précise qu’il faut donner l’opportunité aux jeunes Centrafricains de servir leur pays dans les forces armées, «il s’agit donc d’un recrutement citoyen où les jeunes Centrafricains doivent avoir la chance d’être enrôlés dans l’armée parce que nous sommes en pleine phase de reconstruction de l’armée nationale »,relève-t-il avant d’indiquer que le choix de confier la paternité des opérations à  la Minusca réside dans le fait que cette dernière avait réussi le recrutement des policiers et gendarmes.

« C’est fort de l’expérience dont elle a fait montre lors du recrutement des forces de sécurité intérieure et qui n’a souffert d’aucune contestation jusqu’aujourd’hui. Ce fut une expérience totalement réussie. Ce réalisme nous montre que si on confie le recrutement des FACA à  la Minusca, elle va faire sans accroc le recrutement de nos futurs soldats et une autre raison qui a justifié ce choix, c’est que la Minusca a des moyens logistiques pour réussir cette opération dans nos provinces», a précisé Alain Georges Ngatoua.

Quant au Colonel Léa Yangongo, vice-présidente du comité mixte de recrutement, tout se fera dans la transparence. «Le recrutement de cette année n’est pas le recrutement de 2012 où on prenait n’importe qui. Il est maintenant question que nous changions cette armée pour qu’elle devienne républicaine, représentative », a-t-elle précisé.

Colonel Léa Yangongo annonce par la même occasion la date limite au 15 janvier alors que le mois de février sera consacré déjà  à  la formation. « Par rapport au chronogramme établi précédemment, nous sommes légèrement en retard. Donc il était question que les autorités puissent nous orienter sur les prochaines dates retenues pour les épreuves écrites dans les 8 arrondissements de Bangui, Bimbo et Begoua. Dès que ce recrutement sera terminé, les jeunes doivent aller en formation immédiatement. Et cette formation d’après le planning qui a été établi est prévue pour le début du mois de février. D’après la Ministre de la défense, nous avons jusqu’à  15 janvier, c’est le délai qu’elle nous a accordé pour terminer le recrutement à  Bangui, Bimbo et Begoua et enfin regrouper toutes les données pour envoyer ces jeunes à  la formation » a-t-elle expliqué.

Le choix de la Minusca pour prendre le leadership de ce processus de recrutement est d’éviter tout mouvement de mécontentement comme ce fut le cas en 2012 sous le régime de Bozize.

Source : ABangui

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