Tunisie  : le gouvernement met sur pied le Conseil national du dialogue social

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Le gouvernement tunisien a mis sur pied ce mardi 27 novembre 2018, le Conseil national du dialogue social. Une assemblée générale constitutive de la nouvelle institution s’est tenue en présence des parties impliquées, notamment, les représentants du gouvernement ainsi que les divers syndicats et associations de différents corps de métier.

Le Conseil national du dialogue social (CNDS) en Tunisie a vu le jour ce mardi 27 novembre, suite à une assemblée générale constitutive qui s’est tenue en présence des acteurs concernés : le gouvernement tunisien, représenté par 35 membres ; l’Union générale tunisienne du travail (centrale ouvrière, UGTT), représentée par 35 membres, l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (centrale patronale, UTICA), représentée par 30 membres et l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (UTAP), l’organisation d’employeurs la plus représentative du secteur agricole, qui a 5 membres.

Rappelons que le CNDS est l’une des recommandations du «contrat social» signé en 2013 et qui visait à promouvoir la cohésion sociale, la stabilité politique, ainsi que le renforcement de la croissance via l’accroissement de la productivité et l’employabilité.

Un instrument essentiel pour la gouvernance

Pour le Premier ministre Youssef Chahed, le CNDS est un instrument ou un moyen pour ancrer la démocratie sociale dans le pays. « Nous veillerons à ancrer la démocratie sociale […] La mise en place de ce conseil favorisera l’institutionnalisation du dialogue social d’autant plus qu’il s’agit, certes, d’un acquis pour la Tunisie tout comme pour le monde arabe», a déclaré le chef du gouvernement à l’ouverture des travaux de l’assemblée générale constitutive du Conseil. La nouvelle institution donnera ses recommandations sur les projets de loi ou projets d’arrêts gouvernementaux avant élaboration et soumission à l’approbation. Elle «tranchera, entre autres, dans des dossiers sociaux litigieux en relation avec le secteur professionnel et la réglementation à caractère socioéconomique».

Pour sa part, Mohamed Trabelsi, ministre des Affaires sociales, a confié que la création du CNDS «ambitionne de mieux carburer le partenariat entre les trois parties concernées par la production». « Cette nouvelle structure permettra de prévenir les conflits sociaux et d’améliorer la législation sociale pour tout ce qui est relations professionnelles, protection sociale et formation professionnelle», a-t-il ajouté.

Du côté des syndicats, le CNDS «sera un espace propice pour consolider le dialogue autour de priorités comme le développement économique et régional, les relations professionnelles, le travail décent, la formation professionnelle et la protection sociale», a commenté Noureddine Taboubi, secrétaire général de l’UGTT. Selon lui, il s’agirait même d’une rupture avec le passé.

Source : La Tribune Afrique

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