Les leaders de l’opposition boudent la fête nationale du 1er décembre prochain

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Crépin Mboli Goumba, Ferdinand-Alexandre Nguendet, Anicet-Georges Dologuélé, Nicolas Tiangaye et Joseph Bendounga  ont également indiqué avoir décidé de jouer désormais leur rôle d’opposant, pour que les tueries, comme celles d’Alindao où près d’une cinquante de personnes ont péri, suite à l’attaque du site des déplacés de l’Evêché de la ville, ne se répètent plus.
 
Ils ont également annoncé vouloir agir pour que les contingents des casques bleus ne remplissant pas leur rôle de protection des populations civiles, à l’exemple des Mauritaniens et des Pakistanais, qu’ils ont nommément cités, soient retirés du lot.
 
Quelques heures avant la conférence de presse des opposants, le président de la Conférence épiscopale de Centrafrique (CECA), le Cardinal Dieudonné Nzapalaïnga, au cours d’une conférence de presse axée sur la question des tueries d’Alindao, a demandé aux fidèles et « aux hommes et femmes de bonne volonté, par solidarité et dans le respect de la mémoire des victimes, de s’abstenir des festivités du 1er décembre 2018 (fête nationale), en signe de deuil ».
 
Le prélat a justifié sa prise de position par la visite de trois jours qu’il a effectué à Alindao afin de toucher du doigt les crimes odieux perpétrés sur le site des déplacés de l’Evêché le 14 novembre dernier, occasionnant près de 50 personnes tuées, dont deux prêtres parmi lesquels le vicaire général d’Alindao.
 
Les opposants, tout comme le prélat, se sont également fondés sur les autres tueries à Berbérati, Batangafo et Bambari au cours de ce seul mois de novembre.
 
L’annonce des leaders de l’opposition intervient 11 jours après l’attaque de l’évêché d’Alindao par les rebelles de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC), attaque ayant fait officiellement une soixantaine de morts.

Anniversaire de la création de la République Centrafricaine par l’Abbé Barthélemy Boganda en 1958, la fête nationale du 1er décembre avait été annulée en 2013 par Michel Djotodia Am Non Droko dans un contexte d’insécurité.
 

Source : Acap

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