Togo  : l’Etat va débloquer 200 millions Fcfa pour les candidats aux législatives

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En Conseil des ministres ce jeudi 22 novembre 2018, les autorités togolaises ont fixé à 200 millions de francs CFA, le montant de la contribution de l’Etat au financement des partis politiques avant et après les législatives du 20 décembre prochain. Alors que certains partis annoncent déjà leurs candidats, les grands partis de l’opposition continuent de boycotter le processus électoral accusant le pouvoir de ne pas respecter les accords.

Pour appuyer les candidats aux élections législatives, le gouvernement togolais va débloquer un fonds de 200 millions de francs CFA. La décision a été prise jeudi dernier en Conseil de ministres par les autorités du pays. «Les dispositions de l’article 10 de la loi n° 2013- 013 du 7 juin 2013 portant financement public des partis politiques et des campagnes électorales précisent que le montant de la contribution de l’Etat au financement des campagnes électorales est fixé par décret en conseil des ministres et s’agissant des élections législatives, les conditions pour bénéficier de la contribution de l’Etat sont également fixées par décret en conseil des ministres», explique un communiqué du gouvernement togolais. La même source apporte des précisions sur la répartition des fonds alloués. Ainsi, indique-t-on, 65% de l’enveloppe soit 130 millions de francs CFA, sera équitablement répartie entre toutes les listes de candidats prenant part aux législatives. Quant aux 35% restants, soit 70 millions de francs CFA, ils seront distribués proportionnellement aux listes ayant obtenu au moins 10% des suffrages exprimés.

Rappelons que les candidats aux élections législatives sont déjà connues et alors que les élections sont prévues pour le 20 décembre prochain, les campagnes électorales démarreront le 04 décembre prochain et pour prendre fin deux semaines plus tard, soit le 18 décembre.

Du côté de la coalition des 14 partis de l’opposition (C14), on refuse toujours de s’intégrer au processus électoral. La C14, dont sont membres les partis, du chef de file de l’opposition, Jean-Pierre Fabre (Alliance nationale pour le changement, ANC), du leader des manifestations du 19 août 2017, Tikpi Atchadam (Parti national panafricain, PNP), continue de bouder la Commission électorale nationale indépendante (CENI) dont elle juge la composition non conforme aux accords avec le parti au pouvoir et exige la reprise totale du processus électoral.

Source : La Tribune Afrique

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