Quand la population de Kaga-Bandoro donne son avis sur la communication…

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« Un monde coupé de communication est un monde inexistant !», s’exclame Enoch Nago Ngoya, le président de l’association des déplacés du site de Lazare. Cet habitant de Kaga-Bandoro, préfecture de la Nana-Gribizi (Centre-nord de la Centrafrique), était, ce 10 octobre 2018, l’un des nombreux invités à  une rencontre organisée par la MINUSCA. Parmi les autres participants, le préfet, le maire de la ville, les responsables d’organisations de la société civile, le comité local de paix et de réconciliation (CPR), des leaders communautaires et coutumiers, des associations de femmes et jeunes. La Mission était représentée par la division de communication stratégique et d’information publique, les points focaux de la Force et de la Police ainsi que des assistants de liaison communautaire. Objectif de l’initiative, écouter les populations et les autorités locales, connaître leurs attentes et perceptions et en tenir compte dans les futures activités de communication et de sensibilisation.

Les échanges entre les deux parties aboutissent rapidement à  l’élaboration d’un plan intégré de communication pour Kaga-Bandoro et la Nana Gribizi qui s’étendra jusqu’en 2019. Désormais, tous les acteurs et partenaires se retrouvent dans ce document qui tient compte aussi bien des priorités de la MINUSCA que des préoccupations de la population. Les domaines couverts sont aussi vastes que variés : le processus de paix et de réconciliation, le vivre-ensemble et la cohésion sociale, la restauration de l’autorité de l’Etat, la sécurité, la libre circulation des personnes et des biens, et la justice.

Le préfet de la Nana Gribizi encourage les participants à  donner le meilleur d’eux-mêmes pour que les activités prévues soient menées au profit de l’ensemble de la population. « Ce plan de communication est un besoin collectif, et il faut que chacun apporte sa contribution pour qu’il soit mis en œuvre. C’est ensemble que nous pouvons soulever des montagnes », note-t-il. De son côté, le sous-préfet de Mbres explique que « le plan permettra de rapprocher davantage la MINUSCA des populations, qui ont besoin d’information et de communication » et invite la Mission à  étendre la zone de couverture de Guira FM car c’est un outil formidable pour lutter contre la violence.

La mise en œuvre du plan est déjà  une réalité. Des portraits vidéo d’habitants de Kaga-Bandoro ont été réalisés puis projetés lors d’une séance publique suivie de débats. Quant à  la radio de la MINUSCA, elle diffuse désormais un programme spécifique à  la préfecture. Tous les jours, de 16 à  17 heures, deux animatrices se succèdent à  l’antenne, avec des informations propres à  la région. « Il peut s’agir d’une réunion convoquée par le préfet, un appel aux parents à  propos d’une campagne de vaccination ou un invité sur une question d’intérêt local. 65% du programme est en Sango et le reste en français », explique Marie-Chantal, membre de l’équipe de la MINUSCA. Une boîte à  suggestions a été installée à  l’entrée de la base de la Mission pour permettre aux auditeurs et à  la population de donner leur avis sur ce projet-pilote.

Source : ABangui

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