Angola : le champ offshore de Koambo Sul entre en phase d’exploitation

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Il y avait d’abord Kaombo Norte, ce champ pétrolier offshore, fonctionnel depuis juillet 2018 à 262 kilomètres au nord des côtes de Luanda, la capitale. Mais la plateforme ne produit que 103 000 barils par jour, un peu loin des 115 000 barils de sa capacité maximale qu’il devra atteindre avant la fin de l’année. Il faut désormais compter avec Koambo Sul, une nouvelle plateforme pétrolière inauguré ce samedi 10 novembre 2018 pour doper la production offshore.

A terme, Koambo Norte et Koambo Sul, deux barges flottantes faisant partie du bloc 32, doivent permettre à l’Angola de pomper 230 000 barils par jour soit 15% de la production actuelle du pays avec des réserves totales estimées à 660 millions de barils. C’est l’inauguration, ce samedi 10 novembre 2018 de la plateforme Koambo Sul, d’une capacité de 115 000 barils par jour, qui devrait doper le projet Koambo.

Ce méga-projet est piloté par la major française Total en partenariat avec la compagnie nationale angolaise Sonangol, le chinois Sinopec, Esso (Etats-Unis) et Galp (Portugal). En Angola, deuxième producteur de pétrole, derrière le Nigeria, le projet Koambo est une installation de 59 puits de pompage parfois à 2 000 mètres de profondeur. Leur exploitation devrait atteindre leur pleine capacité (230 000 barils/jour) au cours du premier semestre 2019.

400 000 barils en perspective

En perspective d’une reprise annoncée des cours mondiaux, les multinationales se pressent au large des côtes angolaises. Le géant Total qui produit 40% de la production brute angolaise a annoncé vouloir porter cette production à 400 000 barils par jour d’ici 2023. Pour cela, le groupe français envisage de forer 13 nouveaux puits, cette fois-ci dans le bloc 17.

D’un côté, CLOV 2, regroupant 7 puits d’une capacité de 40 000 barils/jour devrait fournir son premier baril en 2020. De l’autre, Dalia 3 (6 puits d’une capacité de 30 000 barils par jour) sera mise en production à partir de 2021. Les deux plateformes devraient être complétées par Zinia 2 pour atteindre les 400 000 barils.

Après avoir connu une période de «faste économique» au début des années 2000, l’Angola a vu 70% de ses recettes tirées des 90% de ses exportations de pétrole, raboter en 2014 par la baisse des cours du pétrole. Subissant les contrecoups d’une faiblesse de la diversification de ses agrégats économiques, le pays a connu une récession. Elu en 2017, Joao Lourenço a fait de la diversification et de la relance de la production essoufflée, des points importants de son programme économique.

Source : La Tribune Afrique

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