Centrafrique : Faustin Touadera pris en étau

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Depuis l’arrivée des mercenaires russes sur le sol centrafricain, le président Touadera, en Manque de repères et d’expérience, ne fais que s’appuyer sur les directives du grand palais du Kremlin pour gouverner le pays. Sa politique sécuritaire et sa diplomatie sont conçues depuis la place rouge de Moscou et envoyées à  son conseiller Valery Zakharov pour application. à€ l’exemple de l’initiative de la médiation de l’Union africaine refusée par Touadera qui compte se plier plutôt à  celle des russes convoquée pour le 15 novembre à  Khartoum au Soudan.

C’est dans une lettre adressée au président de la Commission de l’Union africaine Moussa Faki Mahamat, et signée par Omar Hassan Ahmed Elbashir, président de la République du Soudan en date du 10 octobre dernier que la date du dialogue entre les groupes armés et le pouvoir de Bangui a été annoncée.

Dans cette lettre, le président soudanais Omer Hassan Ahmed Elbashir affirme avoir déjà  convoqué son homologue centrafricain Faustin Archange Touadera à  assister à  la cérémonie d’ouverture afin de donner le plein pouvoir à  ses émissaires d’engager le dialogue avec les rebelles.

En effet, le Chef de l’État soudanais, qui a par ailleurs invité le président de la Commission de l’Union africaine Moussa Faki Mahamat à  diriger ce dialogue, exprime son souhait d’inviter aussi le président de la CEEAC et ses paires de la région à  honorer de leur présence à  la cérémonie d’ouverture.

Si dans la correspondance, le président soudanais Omer Elbashir entend se fonder sur la feuille de route de l’Union africaine pour conclure un accord de paix avec les groupes armés, les Russes quant à  eux, ont une autre feuille de route bien établie qui serait imposée aux belligérants.

Consultés par CNC, les documents de paix établis par le Kremlin prévoient un plan de fédéralisation de la RCA sur la base du vieux projet brandit par Noureddine Adam fin 2016 dans lequel la reconstitution du royaume de Dar le-Kuti est plus que nécessaire pour un retour d’une paix durable dans le pays.

Et si le plan russe serait maintenu et l’accord signé le prévoit, l’État fédéral sera désormais la nouvelle forme de l’état centrafricain.

C’est ce qui a irrité, d’après nos informations, l’ancienne puissance coloniale, la France, à  faire voyager pour un séjour forcé à  Bangui son ministre des Affaires étrangères Jean Yves le drillant pour marteler ceci :

« il n’y a pas d’alternative à  l’initiative africaine de paix ». « Il faut maintenant mettre en œuvre ».

La Centrafrique est-elle prête pour un État fédéral ?

« Rien qu’à  voir les qualités de nos cadres et de nos députés qui composent l’Assemblée nationale, la réponse est sans ambages « NON » », affirme un homme politique centrafricain.

Loin de rentrer dans le juridisme du terme, un État fédéral est constitué des États fédérés divisés et délimités géographiquement. Ces derniers ont certaines autonomies limitées au niveau local. Chaque État fédéré peut avoir sa propre Constitution et son propre gouvernement, mais reste sous le contrôle de l’État central.

En d’autres termes, la Centrafrique sera divisée en plusieurs États fédérés et Bangui sera l’État central.

Dans un reportage réalisé dans le cadre de cet article, quand on y regarde de plus près, tous les Centrafricains contactés se « foutent » complètement de la forme de régime qui les régit. Mais expriment tous que la Centrafrique doit rester une et indivisible. Une seule Constitution, une seule Assemblée nationale, un seul gouvernement. Pas question de diviser le pays.

Pourquoi les Russes veulent un État fédéral en Centrafrique ?

Selon un homme politique centrafricain contacté par CNC. « Diviser le pays pour mieux régner. C’est la politique russe ». Martèle-t-il ? Et pour atteindre leur but, les mercenaires russes dans le pays financent les manipulations et mettent en œuvre des œuvres humanitaires pour leur gloire.

Pour eux, quand le ventre d’un Africain est vide, son esprit s’égare. En d’autres termes lorsque les Centrafricains n’ont rien à  se mettre sous la dent et luttent au quotidien pour leur survie, ils n’ont pas le « temps » de réfléchir et d’avoir une vision à  long terme. « Imposez-leur dès aujourd’hui, dans leur ignorance, des solutions à  leurs problèmes ».

Le président Touadera ira ou n’ira pas à  Khartoum malgré les injonctions de la France, de l’ONU, Union africaine et les États-Unis ?

Le dialogue aurait-il lieu comme annoncé ?

Affaire à  suivre… !

Par Gisèle Moloma Cnc

Source : ABangui

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