Cameroun : appel d’offres pour l’attribution de titres sur le gisement de rutile d’Akonolinga

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Les autorités camerounaises ont procédé cette semaine au lancement d’un appel d’offres international visant l’attribution de titres miniers sur le bloc rutilifère d’Akonolinga. Le titre minier sur ce secteur dont le potentiel est estimé à 500.000 tonnes sera matérialisé par un cahier de charges.

Le Cameroun a démarré le processus pour l’exploitation de rutile du bloc d’Akonolinga, à l’est de Yaoundé. Le rutile est une espèce minérale composée de dioxyde de titane de formule TiO 2 avec des traces de fer (près de 10 % parfois), tantale, niobium, chrome, vanadium… Les autorités du pays ont lancé cette semaine un appel d’offres international en vue de l’attribution de titres miniers sur ce bloc. D’après un communiqué du gouvernement, l’appel d’offres est ouvert aux entreprises ou groupements installés au Cameroun ou à l’étranger jouissant d’une expérience d’au moins cinq années dans le secteur minier. Aussi, les dirigeants camerounais exigent des sociétés intéressées par cet appel d’offres international de justifier d’une expérience de l’Afrique et de disposer d’un résultat d’exploitation global annuel dans le secteur minier d’au moins 150 millions de dollars, sur les cinq dernières années.

A noter que d’après le communiqué, le titre minier que devra délivrer l’Etat camerounais ouvrira la voie à un permis de recherches. « Ce titre minier sera matérialisé par la délivrance d’un permis de recherche assis sur un cahier de charges prenant notamment en compte la durée envisagée des travaux, le remboursement de la valeur actualisée des études antérieures, le niveau de participation de l’Etat au capital de la future société d’exploitation ; étant entendu que l’Etat attend une mise en exploitation rapide de ce gisement », précise-t-on.

Potentiel immense

L’exploitation du rutile serait une très bonne nouvelle pour le Cameroun. Selon les sources officielles, le pays dispose d’un potentiel impressionnant de rutile. Celui-ci est estimé à 2.849.000 tonnes faisant ainsi du pays d’Afrique centrale le deuxième avec le plus grand potentiel de rutile après un autre pays africain, notamment la Sierra Leone. Le bloc d’Akonolinga, rien qu’à lui seul, a un potentiel estimé à 500.000 tonnes.

Le rutile a déjà été exploité une première fois au Cameroun entre 1935 et 1955. Selon les sources du ministère camerounais des mines, essentiellement restée artisanale, la production totale de rutile recensée est en 15.000 tonnes avec un pic de 3.320 tonnes atteint en 1944.

Source : La Tribune Afrique

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