Centrafrique : Toujours du rififi à  l’école nationale de police

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Dans l’une de ses dernières parutions, la Rédaction mettait au goà»t du jour des scènes malsaines de détournement de bourses et frais de vacation au niveau de l’école nationale de police – œuvre mesquine, à  en croire les mécontents, de leurs chefs hiérarchiques. Le feuilleton vient de connaître un rebondissement…

Cette fois, la Directrice administrative et financière, madame Mamadou est citée dans le document que la Rédaction vient d’avoir copie comme étant comptable d’une gestion familiale des affaires de la police nationale. Entre les lions du document, l’on retient que vendredi 26 octobre dernier, alors que toute l’attention des Centrafricains était captée par le vote de motion de déchéance contre le très retors Président de l’Assemblée nationale, Madamee Mamadou elle, s’employait à  envoyer « sa sœur cadette » – policière elle aussi, à  l’extérieur « pour aller acheter les équipements de la police, alors que la Direction de l’intendance de ce corps existe ». En cela, les mécontents officiers ont trouvé que leur Directrice administrative et financière a « transformé la police en une entreprise familiale ».

Autre sujet de mécontentement, pendant que le président Touadera est absent du pays, Madame Mamadou et son ministre ont « refusé » du carburant pour les véhicules de patrouilles de la police, vu la prévisible tension qui taraudait les esprits suite à  la destitution de Meckassoua. Toujours selon la même source, « le DG de la police a même demandé sa démission pour ces malversations financières ».

Profitant de l’occasion, les mécontents ont réitéré que les lignes budgétaires de la police sont récupérées, reparties et empochées par leur chef de département avec sa complice de DAF. « Attantion, attention, attention, les policiers sont déterminés à  se mobiliser pour des actions contre eux… », peut-on lire en conclusion.

De toute manière, un dialogue sincère à  l’intérieur de la police est plus que nécessaire en vue d’aplanir la tension qui court depuis lors et qui prend forme progressivement. La RCA n’a pas besoin de crise supplémentaire en plus de celle de 2013 dont les conséquences l’écument encore à  ce jour.

Fred Krock

Source : ABangui

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