Centrafrique : « L’instabilité institutionnelle détériore le climat des affaires », selon Serge Mologbama

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BANGUI – Serge Mologbama, promoteur des investissements et Directeur Gérant du Groupe Mologbama & Associés, s’inquiète de la détérioration du climat politique du moment qui pourrait influer négativement sur le climat des affaires en Centrafrique. Une prise de position en toile de fond la destitution du Président de l’Assemblée Nationale. Souci exprimé le mercredi 24 octobre à  Bangui face à  la presse.

Cet acteur du secteur privé voit sous l’angle économique et d’investissement cette crise ouverte au parlement centrafricain qui risquerait de refroidir l’ardeur des investisseurs. Car l’argent ne rime pas avec l’instabilité politique des Institutions.

« En tant que promoteur des investissements, je ne peux qu’exprimer mon inquiétude quand les institutions garantes de la stabilité politique présentent une instabilité plus qu’inquiétante. Et cela peut jouer défavorablement sur le climat des affaires dans le pays » a-t-il soutenu.

Serge Mologbama, sans langue de bois, a estimé que cette demande de destitution, tant sur la forme que sur le fond, ne respecte pas les dispositions de l’Article 70 de la Constitution du 30 mars 2016, reprécisées par l’Article 12 du Règlement Intérieur de l’Assemblée Nationale.

Toutefois, il a regretté que ce soit la démocratie de l’argent qui est érigée en mode de fonctionnement au sanctuaire de la démocratie. Il craint que cela desserve négativement le pays du moment où les investisseurs prendront nos élus pour des corrompus, « à  la lecture de Règlement Intérieur de l’Assemblée Nationale, cette démarche est fondée sur des motifs personnels dénués de motifs sains avec l’utilisation de l’argent pour l’achat de conscience de la totalité de ces députés. Le monde a aujourd’hui une piètre image de notre parlement, lieu où des lois pouvant créer un environnement propice des investissements » a-t-il précisé.

Face à  toutes ces spéculations, Serge Mologbama, a appelé à  la sagesse du Chef de l’Etat en tant que garant des Institutions républicaines selon la Constitution, de rappeler tout le monde à  l’ordre. Et il a fini sur une note d’espoir tout en souhaitant à  la Centrafrique une stabilité économique, « La stabilité institutionnelle est gage de l’émergence de la République Centrafricaine à  l’horizon 2035 et de son développement véritable à  l’horizon 2060 » a-t-il souhaité en concluant.

Malgré les prises de position de certaines organisations politiques, de la société civile et des mouvements syndicaux contre cette demande de destitution, les présidents des commissions et groupes parlementaires ont décidé d’aller en plénière le vendredi 26 Octobre pour le débat.

Source : ABangui

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