Centrafrique : Vive tension au sein des Instructeurs et Elèves de l’Ecole nationale de police

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A quelques jours de la fin de formation des élèves policiers, d’ici le 31 octobre prochain, la tension monte de plusieurs crans dans les rangs des Instructeurs et les Elèves. Cette fois, la malversation financière au somet de leur département de tutelle serait à  l’origine.

Rien ne va à  l’école nationale de police. La fin du cycle actuel de formation des élèves-policiers risque de connaître un revers terrible. Des sources proches du Ministère de la sécurité publique, c’est le chef dudit département qui est pointé du doigt, il serait même « haï » des policiers et gandarmes. Et, les causes de cette haine sont, somme toute, ahurissantes et ne concernent que la malvesation financière sur le budget de fonctionnement de l’école nationale de police.

D’abord, à  en croire les mécontents (dont des élèves et des Instructeurs), leur ministre aurait détourné la ligne de financement des vacations qui s’élève à  dix millions de Francs Cfa (10 000 000 F.CFA) avec la complicité de la Directrice administrative et financière (DAF), Dame Mamadou.

Entre les lignes des documents qui sont parvenus à  notre Rédaction, la ligne budgétaire destinée au paiement des bourses aux élèves policiers et gendarmes n’a pu être mobilisée à  bon escient. Car, sur setp (07) mois de formation, la DAF n’a pu verser que trois (03) mois de bourse aux ayant-droits, alors que la formation prend fin ce 31 octobre.

Aussi, les frais de renseignement qui s’élèvent à  vingt deux millions de Francs Cfa (22.000.000 F.Cfa) ont été tout simplement engloutis par le chef du département de tutelle, fonds que les ayant-droits estiment servir plutôt leur ministre dans ses nombreux voyages dont celui de l’Ouganda, de Kaga Bandoro et plus récemment de la Chine d’où il vient de rentrer à  Bangui dimanche dernier.

Fort de ce qui précède, et que les mécontents disent n’être que le bout de l’iceberg de ce qu’ils sont prêts à  mettre au goà»t du jour, « les deux Corps (Gendarmerie et Police) disent à  Mme Mamadou et son Ministre Wanzet qu’ils sont assis sur la brèse » et que n’importe quoi pourrait advenir s’ils ne régularisent pas les situations mentionnées ci-haut. « Payer les vacations, car les concernés sont déjà  bien informés ! », martèlent les mécontents dans leurs documents.

La sagesse aurait voulu que les autorités compétentes qui gèrent l’école nationale de police puissent se mettre résolument et rapidement à  l’écoute des élèves et instructeurs, en vue d’éviter une crise de trop.

Source : ABangui

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