Centrafrique : L’exemple de la Chine doit nous inspirer

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La délégation centrafricaine qui participe au séminaire sur les médias d’information de la République Centrafricaine est aussi à  la découverte d’un pays qui, dans les années 70,était à  un niveau de développement semblable à  celui de la RCA.

D’aucuns disent que la situation de la RCA était meilleure à  celle de la Chine de l’époque. Mais le peuple chinois a su prendre conscience de ce retard sur le reste du monde et a décidé d’enterrer la hache de guerre pour se consacrer au développement économique et social de la chine. Ce fut une longue marche comme peuvent l’expliquer les différents intervenants a ce séminaire. La longue marche de la Chine vers son essor a mobilisé toutes les énergies et le peuple chinois dans sa diversité. Une prise de conscience nationale doublée d’un patriotisme sans faille a été un élément très déterminant du succès chinois. Aujourd’hui, sur le plan international, la Chine est derrière les Etats-Unis et dépassent les pays comme la France, l’Angleterre et bien d’autres encore. Mais cela dit, les chinois ne baissent pas les bras et continuent de travailler d’arrache pieds à  la modernisation du pays et à  l’amélioration des conditions de vie. Car l’objectif que se sont assignées les autorités chinoises, est celui d’éradiquer la pauvreté dans le pays.

Mais au contact de la réalité, l’on s’interroge s’il existe vraiment des gens pauvres en Chine. L’Etat chinois a tout fait pour améliorer les conditions de vie des chinois. Et comme dirait l’un des formateurs, la pratique est le seul critère pour tester la théorie, et permet de savoir si les dirigeants sont capables de joindre l’acte à  la parole. Aujourd’hui, le peuple chinois est fier de ses dirigeants qui n’ont pour seul souci que le développement du pays et l’épanouissement de la population.

Toutes les villes, toutes les régions de la Chine sont au même niveau de développement du point de vue infrastructures. Les autorités chinoises ont mis en place une véritable politique en matière d’habitat en témoignent les maisons sociaux qui poussent comme des champignons. Que des grattes ciel et des routes carrossables. Partout, les endroits se ressemblent. Ces villes de provinces n’ont rien à  voir avec la capitale centrafricaine Bangui la coquette qui ressemble finalement à  quoi l’on ne sait. Car, dans le contexte chinois, la ville de Bangui ne peut être comparée à  un village. Le fait marquant est que le peuple chinois est jaloux de son développement, et chaque jour que Dieu fait, tout le monde travaille de façon à  maintenir le cap. Les nouvelles technologies occupent une place importante dans le quotidien des chinois. Ils peuvent utiliser leurs téléphones pour faire des achats, solliciter le service d’un taxi ou faire d’autres opérations.

En tout cas, nous avons intérêt à  nous inspirer de l’exemple chinois si nous voulons sortir de cette situation d’extrême pauvreté et de sous-développement. Le remède est forcément la prise de conscience de toutes les filles et de tous les fils de la République centrafricaine. Mais il faut également un sursaut d’orgueil de la part des princes qui nous gouvernent. Ils doivent sortir des sentiers battus avec la ferme volonté de faire de la reconstruction nationale un objectif prioritaire. Chacun, à  divers degrés de responsabilité doit se départir de l’habit du vieil homme pour adopter un comportement nouveau. Ce n’est qu’à  ce prix que nous pouvons réaliser avec beaucoup plus de conviction nos ambitions pour le développement de ce pays.

En Chine, le parti communiste qui est le parti au pouvoir a su inculquer un mode de comportement et insuffler une nouvelle dynamique qui fait aujourd’hui le bonheur de la Chine et de son peuple. C’est dire quelque part, que la balle est dans le camp de nos autorités qui doivent savoir saisir l’opportunité qu’offre les relations avec la Chine en vue d’inscrire la République centrafricaine sur le chemin du développement dans le cadre de ce partenariat gagnant-gagnant.

L’on se souvient que l’empereur Bokassa qui se rendait à  l’époque en visite dans certains pays développés, demandait que certains ouvrages soient construits dans son pays. Le palais des sports et la salle de conférence des affaires étrangères “da ti gougouâ€� sont des exemples. Mais depuis une certaine période, l’on a comme impression que nos dirigeants qui se rendent en visite dans ces pays, y vont les yeux fermés…au point qu’ils ne sont pas capables de se rendre à  l’évidence que les autres sont très en avance par rapport à  nous. Ils se contentent de discours à  longueur de journée, sans être en mesure de joindre l’acte a la parole. Pure démagogie…

Aujourd’hui, nous devons nous poser la question, sinon la poser à  nos autorités pour savoir ce qu’elles font des relations avec la Chine. Et pourtant, ce pays ami affiche une totale disponibilité à  nous accompagner et à  nous aider pour sortir de cette situation qui nous place à  la queue de la marche. Nous sommes les derniers ã€�dernayo】 comme aimait le dire Francois Bozize. Mais cela ne nous révolte guerre, mieux on semble se contenter de cette situation.

Le comportement de nos dirigeants en dit long sur l’état d’esprit et la moralité qui ne militent pas en faveur d’un changement radical. N’attendons pas que le partenaires chinois fassent tout à  notre place, pendant que les régimes successifs ont brillé et brillent toujours par la mal gouvernance sur fond de détournement de deniers publics. Comment réaliser notre destin commun et sortir notre pays de l’abîme si déjà  l’élite dirigeante est en train de donner le mauvais exemple….

Bref, nous devons savoir saisir la balle au bond pour profiter des opportunités que nous offre la Chine.

Nous avons remarqué qu’il n’y a pas que les médias qui sont conviés pour ce séminaire. Une délégation centrafricaine du ministère du Plan est également en Chine pour des questions qui intéressent sans doute le développement. Alors, prenons conscience et profitons de ce partenariat…

Pour ce qui est du séminaire sur les médias d’information de la République centrafricaine, il se poursuit au sein de l’Université normale de zhejiang qui n’a rien à  voir avec la seule et unique université de Bangui qui ne ressemble même pas à  une école ici dans cette partie de la Chine.

Nous y reviendrons.

De notre correspondant en chine

Bienvenu ANDALLA

Source : ABangui

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