Centrafrique : Pugilat à  L’assemblée Nationale !

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Le journal en ligne Corbeau news vient de rapporter le comportement honteux de certains députés, qui en sont venus à  transformer l’Assemblée Nationale en une véritable salle de boxe.

Non seulement bon nombre d’entre eux ont d’abord dupé le peuple pour se faire élire, afin de pouvoir soustraire quelques deniers des caisses de l’Etat, mais en outre, au début de leur mandat, ils n’ont pas tardé à  succomber aux CFA et aux 4X4 promis par Abdoul Karim Meckassoua – l’objectif de ce redoutable corrupteur étant d’acheter leurs voix, pour se faire élire président de l’Assemblée Nationale. Décidément, les députés centrafricains semblent n’être animés que par la quête frénétique de biens mal acquis.

Le pugilat rapporté par Corbeau news s’est déroulé entre deux députés : Andiba Daguerre, élu de Berberati, appartenant au groupe parlementaire « Cœur Uni » de la majorité présidentielle, et Anselme Bindala, du groupe parlementaire « Chemin de l’espérance », parti du président de l’Assemblée Nationale.

Tout a commencé par une petite phrase, lancée par Karim Meckassoua à  son collègue Andibou Daguerre. Mécontent de son contenu, celui-ci lui a vertement répondu, utilisant même des termes injurieux. Il semblerait qu’il n’ait pas digéré l’altercation verbale qui les avait opposés précédemment. Sur ces entrefaites, le député de la circonscription de Ouango 2, Anselme Bindala membre du groupe parlementaire de Meckassoua, fou de colère, a bondi de son fauteuil pour asséner une gifle magistrale à  son collègue ! La suite, nous apprend Corbeau news, est digne d’une bagarre de western de série B. Comme des gamins dans une cour de récréation, les deux élus se sont livrés à  un véritable pugilat, heureusement interrompu par l’intervention de leurs collègues indignés.

En agissant de la sorte, les deux députés ont usurpé le mandat qui leur a été confié par les Centrafricains. La mission d’un élu, c’est donner de sa personne, c’est se mettre au service du peuple, c’est être exemplaire. Ce n’est, en aucun cas, se laisser guider par un ego surdimensionné, ou par la quête frénétique de biens mal acquis.

Devant un tel comportement, le président Faustin- Archange Touadera doit prendre des mesures. On ne peut pas continuer de cette façon dans un pays en proie au chaos. Il est inutile d’ajouter une crise institutionnelle à  une crise politique, déjà  largement préoccupante.

TOUADERA VS MECKASSOUA : LE COMBAT DES CHEFS

Une seule obsession semble tarauder Abdoul Karim Meckassoua : devenir calife à  la place du calife. En d’autres termes : prendre la place de Touadera. Depuis qu’il a été battu à  plate couture aux dernières présidentielles, il l’a toujours considéré comme un usurpateur, un imposteur, occupant la fonction qui devait lui revenir.

Avec ses hommes de main, il a tout essayé pour évincer le locataire du Palais de la Renaissance. De son côté, le groupe parlementaire « Cœur uni », soutien du président Touadera, a mené une lutte sans merci pour destituer Meckassoua du « perchoir ». Tout le monde à  Bangui sait que les deux hommes ne passeront jamais de vacances ensemble !

Ces bisbilles à  la tête des deux premières institutions du pays portent un préjudice grave à  la bonne gestion du pays en tant de guerre. Au lieu d’unir et de concentrer leurs forces sur la recherche de la paix et de la réconciliation nationale, les députés se livrent à  des combats de chapelles inutiles. Quand cesseront donc ces gabegies ?

En réponse à  une question du journaliste de RFI, Christophe Boisbouvier, à  Erevan, pendant l’assemblée générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), à  savoir : « a-t-on raison de s’inquiéter à  Bangui d’une querelle entre le président Karim Meckassoua et vous-même ?» Touadera a affirmé : « il n’y a pas de querelle en ce qui me concerne. Je suis le président de la République, garant des institutions. Je suis donc là  pour le bon fonctionnement de toutes les institutions. » « Vous ne voulez pas faire tomber Meckassoua de son perchoir ? » poursuit notre confrère de RFI. « Non ! » répond avec force le président de la République Centrafricaine.

Avec tout le respect que nous vous devons, monsieur le Président, voilà  précisément ce qui s’appelle de la langue de bois, de la politique de diversion en quelque sorte. On sait depuis longtemps que la capitale centrafricaine bruit des échos de votre détestation mutuelle. On peut, sans risque de se tromper, affirmer même que vous vous haïssez. Comme beaucoup de Centrafricains, nous le savons et ne cessons d’alerter l’opinion sur la nocivité de vos querelles. Elles participent à  transformer l’Assemblée Nationale, qui est la maison du peuple, en un champ de bataille où des clans se forment et s’affrontent.

Vous dites, monsieur le Président, que vous êtes le gardien de toutes les institutions. C’est donc à  vous qu’il revient de mettre fin à  ces querelles infantiles qui les fragilisent.

Source : abangui.com

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