Le gouvernement centrafricain et ses partenaires pour une ‘’’Nouvelle Façon de Travailler »

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Après plusieurs années de conflits et de tensions politico-militaires, les autorités de la République centrafricaine ont réussi, avec le soutien de la communauté internationale, à  revenir à  l’ordre constitutionnel. A ce jour, cependant, la situation sur une partie importante du territoire demeure marquée à  la fois par une recrudescence des violences, l’affaiblissement du tissu économique et social, ainsi qu’un déplacement massif de la population tant à  l’intérieur des frontières qu’à  l’extérieur, et des besoins humanitaires qui touchent presque la moitié de la population.

C’est pour répondre efficacement aux besoins humanitaires immédiats des populations tout en réduisant les risques et la vulnérabilité, que le gouvernement centrafricain en collaboration avec les Nations Unies, la Banque mondiale, et l’ensemble des acteurs humanitaires nationaux et internationaux, sont réunis, ces lundi 15 et mardi 16 octobre 2018 à  Bangui, afin d’asseoir une « Nouvelle façon de travailler ».

Présentée lors du Sommet humanitaire mondial d’Istanbul en 2016, la Nouvelle façon de travailler (NFT) est, en effet, une approche qui appelle à  transcender la fracture entre l’aide humanitaire et l’aide fournie au titre du développement. En pratique, cela signifie fournir une aide immédiate pour sauver des vies tout en prenant des mesures pour réduire la fragilité du pays et renforcer la résilience des populations, c’est-à -dire leur capacité à  faire face à  l’adversité et à  se relever.

Pour la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général de l’ONU, par ailleurs Coordonnatrice humanitaire, et Coordonnatrice résidente du système des Nations Unies et Représentante résidente du PNUD, Najat Rochdi, il s’agit de supprimer les clivages qui existent entre « notre façon de faire l’assistance humanitaire, de faire le relèvement et le maintien de la paix ». Car, expliquera-t-elle, « chaque composante est fondamentale : la composante humanitaire sauve des vies ; celle du développement construit le pays ; la composante maintien de la paix, c’est elle qui permet les deux ».

Le Chef du Gouvernement centrafricain, Simplice Mathieu Sarandji, qui présidait l’ouverture des travaux, a, quant à  lui, indiqué que ceux-ci permettront de « travailler efficacement, dans l’intérêt de nos populations […] Cette charge nous incombe et j’ose croire que nos réflexions porteront des fruits », a-t-il conclu.

Source : abangui.com

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