Gabon : le PDG d’Ali Bongo rafle la mise aux législatives

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Avec plus de 80 sièges obtenus dès le premier tour sur 143 sièges en jeu, le PDG, le Parti démocratique gabonais, est largement arrivé en tête des législatives du 6 octobre dernier, dont les résultats provisoires ont été publié, ce vendredi 12 octobre. En dépit des accusations de fraude de certains partis d’opposition, le parti du président Ali Bongo, a profité de la faible participation des électeurs, pour conforter encore son assise sur l’échiquier politique du pays.

Le Centre gabonais des élections (CGE) a publié, dans la soirée du vendredi 12 octobre, les résultats du premier tour des élections législatives qui se sont tenues le samedi 6 octobre dernier, en même temps que les locales. Selon les résultats provisoires proclamés au cours d’une conférence de presse de Moïse Bibalou Koumba, le président du CGE, c’est le Parti démocratique gabonais (PDG), au pouvoir depuis 1968, et ses alliés, qui sont largement arrivés en tête du scrutin, avec plus de 80 députés élus dès le premier tour sur un total de 143 sièges en jeu.

Le parti du président Ali Bongo Ondimba dispose également du plus grand nombre de candidats en ballottage pour le second tour prévu le 27 octobre, ce qui lui offre également l’occasion de rehausser son score et ainsi d’espérer une confortable et solide majorité au Parlement.

Derrière le PDG, les partis de l’opposition qui ont participé au scrutin, ont obtenu des résultats peu reluisants, notamment « Les Démocrates » de Guy Nzouba Ndama, l’un des principaux opposants au chef de l’Etat, qui n’a obtenu que 3 élus et 9 candidats en ballottage. Alors qu’il a dirigé l’Assemblée nationale pendant une vingtaine d’année, le président du parti a même été battu dans son fief, ce qui amplifie la déconvenue électorale de l’opposition dont une partie a préféré boycotter le scrutin.

Les résultats qui restent encore provisoires en attendant leur validation par le Conseil constitutionnel, ont relevé quelques surprises, en plus de la défaite de Guy Nzouba Ndama, ou comme des ministres actuellement en poste, à l’image de Jean de Dieu Moukagni-Iwangou ou Michel Menga.

Lire aussi : Élections au Gabon : ces défis qui accompagnent l’installation du CGE

Raz-de-marée électorale

Les résultats obtenus par le PDG confortent l’annonce qui a été faite, le dimanche 7 octobre, soit juste au lendemain du scrutin, par la présidence gabonaise qui a anticipé « un raz-de marée » en faveur du Parti démocratique gabonais (PDG). « On peut noter ce qui s’apparente, n’ayons pas peur du mot, à un raz-de-marée au profit de la majorité », avait déclaré, à l’occasion d’une conférence de presse, le porte-parole de la présidence gabonaise, Ike Ngouoni. Se basant sur les premières estimations non officielles, il avait prédit que le PDG et ses alliés, possédait déjà la majorité à l’Assemblée, « avec environ 80 députés sur 143, élus dès le premier tour ».

Les déclarations ont amplifié les accusations de fraude dont certains partis et des candidats de l’opposition ont accusé le PDG, en plus d’autres couacs constatés dans le déroulement du scrutin. Des accusations rejetées en bloc par le président du CGE qui a souligné la bonne tenue du scrutin dans tous les pays, à l’exception de quelques centres « où le scrutin a été interrompu ». Moïse Bibalou Koumba, a souligné par la même occasion que « l’administration des opérations de vote a été assurée par des bureaux composés conformément aux dispositions de la loi qui sur place, ont procédé au dépouillement et à la constatation des résultats ».

Les résultats des élections locales devront être également publiés dans la foulée, et la campagne électorale pour le second tour est ouverte ce samedi 13 octobre. Le PDG va ainsi tenter de rafler davantage de sièges et confirmer son assise sur la scène politique gabonaise.

 

Source : La Tribune Afrique

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