Conseil des droits de l’homme de l’ONU : l’élection du Cameroun, de Érythrée et de la Somalie fait polémique

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Le Conseil des droits de l’homme (CDH) des Nations Unies a procédé, vendredi à son siège, à l’élection partielle de 18 pays membres pour un mandat de trois ans. L’Afrique sera représentée par le Burkina Faso, et le Togo, mais aussi le Cameroun, l‘Érythrée ainsi que la Somalie. De quoi susciter l’ire de certaines ONG internationales pour qui la présence de ces trois derniers pays au sein du CDH, est inopportune.

Comme à leur habitude, les Etats-Unis ne sont pas allés de main morte pour dire tout ce qu’ils pensent du Conseil des droits de l’homme de l’ONU. La dernière occasion leur a été donné, vendredi 12 octobre, à la suite de l’élection, par l’Assemblée générale des nations unies, des 18 nouveaux membres qui siégeront au Conseil. Sur les 18 nouveaux entrants en remplaçant du tiers des 47 membres, cinq pays africains ont été élus. Il s’agit du Burkina Faso, du Togo, mais aussi du Cameroun, de l‘Érythrée ainsi que de la Somalie qui siégeront avec d’autres pays comme les Philippines, le Bahrein, ou le Bangladesh.

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Bien qu’ils ne sont pas les seules, la présence au sein de l’institution onusienne de défense et de promotion des droits humains, de certains pays africains a suscité une vive critique de certaines ONG internationales travaillant dans le même domaine. C’est le cas notamment du Cameroun, de l’Érythrée et de la Somalie, considérés comme des pays où les droits humains sont sévèrement bafoués. Dans un communiqué conjoint, plusieurs ONG d’Europe, des États-Unis et du Canada ont estimé que ces trois pays ainsi que le Bahrein, le Bangladesh et les Philippines, « ne sont pas qualifiés » pour siéger au sein du CDH, en raison justement de leurs faibles résultats en matière de respect des droits humains. C’était « un vote ridicule sans concurrence», a dénoncé dans des propos confiés à l’AFP, Louis Charbonneau, de l’ONG Human Rights Watch (HRW), qui a rappelé qu’en 2016, la Russie n’avait pas été élue à cause de l’existence d’une concurrence entre plusieurs États.

« En favorisant des pays violant les droits de l’Homme et en ne présentant qu’un nombre de candidats équivalant au nombre de sièges à pourvoir, les groupes régionaux risquent de saper la crédibilité et l’efficacité du Conseil », a estimé, Louis Charbonneau, de l’ONG Human Rights Watch

Critiques et controverses

Ce n’est pourtant pas la première fois, depuis sa création en 2006, que l’élection d’un pays au CDH fait polémique surtout depuis que l’Arabie Saoudite a également été admise au sein de l’instance suprême du Conseil. Il faut dire que tous les membres de l’ONU ont le droit de se présenter au sein de l’institution. Cette année, les différentes zones géographiques se sont même accordés pour désigner leurs représentants, ce qui faisait que c’était une élection sans véritable enjeu.

Dans un communiqué, l’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley, a souligné qu’une fois encore, « des pays affichant de piètres résultats en matière de droits de l’homme ont concouru sans opposition ». Les USA ont préféré quitter, il y a quelques mois, le CDH et pour la diplomate américaine, « l’absence de règles empêchant de tels pays d’être élus continue de saper l’organisation et démontre une nouvelle fois que les États-Unis ont eu raison de s’en retirer cette année ».

 

Source : La Tribune Afrique

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