Sénégal  : l’Etat jouera un plus grand rôle dans les projets de développement communautaire

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Le ministre délégué auprès du Premier ministre chargé du suivi du Programme d’urgence de développement communautaire (PUDC), Jules Diop, vient d’assurer que l’Etat sera bien plus engagé dans la mise en œuvre de la seconde phase dudit projet.

Projet phare au Sénégal lancé il y a trois ans, le Programme d’urgence de développement communautaire (PUDC) va rentrer dans la phase 2 de sa mise en œuvre. A ce niveau, les autorités gouvernementales sénégalaises promettent un plus grand engagement de l’Etat.

«Pour la phase 2 du Programme d’urgence de développement communautaire (PUDC), nous avons trouvé un modèle plus allégé parce qu’il faut que nous gardions l’initiative en matière d’orientation et d’exécution. Nous avons appris comment faire et par conséquent l’Etat du Sénégal jouera un plus grand rôle», a déclaré cette semaine le ministre délégué auprès du Premier ministre chargé du suivi du PUDC, Souleymane Jules Diop. Intervenant lors de l’émission «Le Point» de la Radiodiffusion télévision sénégalaise (RTS), Diop a indiqué que le soutien du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) était nécessaire, car «il fallait aller vite dans les deux premières années de la phase d’urgence».

Le ministre délégué a ensuite fait remarquer qu’«une procédure classique aurait pris deux ans car une entreprise mécontente peut faire un recours qui prend un an et à cela il faut ajouter la phase de conception, de lancement des appels d’offre et de contestation».

Equité territoriale

Evoquant la procédure du projet, Jules Diop a laissé entendre que «les procédures du PNUD sont rigoureuses». Il a précisé que même si «cette institution est le maître d’ouvrage délégué du PUDC, ce programme [lancé le 7 juillet 2015, NDLR] n’échappe pas au contrôle gouvernemental puisque la Primature en est le responsable financier».

Pour cette seconde phase du PUDC, les localités non encore impactées seront prises en considération afin de respecter la logique d’équité territoriale. «Quand on parle d’équité territoriale, il faut se lancer partout. En plus de la Casamance, il y a des départements comme Mbacké, Tivaouane, et Kébémer où nous allons insister», a déclaré Souleymane Jules Diop.

D’après celui-ci, plusieurs projets sont prévus, notamment, la construction de «300 cases de santé» en plus de «1 000 périmètres agricoles» qui devraient employer chacun entre 10 et 15 personnes. Une initiative qui devrait «aider les femmes et les jeunes à rester dans leur localité».

 

Source : La Tribune Afrique

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