RDC  : Ramazani Shadary dénonce les sanctions de l’UE qui pèsent sur lui

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Candidat désigné par Joseph Kabila pour l’élection présidentielle en République démocratique du Congo, Ramazani Shadary a appelé cette semaine l’Union européenne à lever des sanctions «humiliantes, dégradantes et disproportionnées» qui pèsent sur lui. Le dauphin de Kabila est sanctionné pour «violations des droits de l’homme».

Ramazani Shadary voudrait éliminer les sanctions contre lui avant les élections présidentielles du 23 décembre prochain en République démocratique du Congo. Candidat désigné par le président Joseph Kabila à sa succession, il a demandé cette semaine à l’Union européenne (UE) de lever ces sanctions «humiliantes, dégradantes et disproportionnées» qui lui ont été imposées par l’Union l’année dernière.

Avec quatorze autres personnalités du pays sur qui pèsent également les sanctions, à travers leurs deux avocats belges, Thierry Bontinck et Patrick De Wolf, le dauphin de Joseph Kabila a demandé «au Conseil (de l’UE, NDLR) le respect de leur droit fondamental d’être entendu et la levée des mesures restrictives injustement prises à leur égard».

«Ils ont des restrictions à leur droit de voyager et leurs biens sont gelés sans aucun procès contradictoire», avait détaillé Thierry Bontinck dans une précédente déclaration à la BBC.

Ces sanctions entraînent «un grave préjudice d’image» à des personnes «qui pour certaines sont candidates aux scrutins électoraux majeurs qui se tiendront le 23 décembre», ont plaidé les deux juristes avant d’ajouter que «parallèlement aux demandes d’être entendues et de voir l’ensemble des mesures restrictives levées, les quinze personnalités concernées ont chargé leur avocat de porter cette affaire devant le tribunal de l’Union européenne».

Puissant ministre de l’Intérieur de Joseph Kabila entre décembre 2016 et début 2018, Shadary a été sanctionné en 2017 pour «violation des droits de l’homme», alors qu’il serait impliqué, selon l’UE, dans des actes de répression. Au même titre que lui, le ministre de la Communication, Lambert Mende ou encore le chef de l’Agence nationale de renseignements (ANR), Kalev Mutondo, subissent également des sanctions, notamment le gel de visas et d’éventuels avoirs en Europe.

 

Source : La Tribune Afrique

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