UA : Faki Mahamat appelle à  s’intéresser à  la sécurité sanitaire des aliments

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Le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat, a appelé mardi à  Dakar les médias africains à  mettre davantage l’accent sur le traitement de la question sanitaire des aliments.

Il intervenait lors d’une rencontre intitulée « Partenariat pour la lutte contre l’aflatoxine en Afrique (PACA) ».

M. Faki Mahamat a déploré que « la sécurité sanitaire des aliments ne fasse pas encore la première actualité des médias africains » et ne « mobilise pas encore hélas l’opinion publique alors même qu’elle est d’une importance capitale pour la vie ».

« La mentalité dominante incline à  penser que cette préoccupation concerne surtout les pays riches, que c’est un luxe, qu’elle est le fait d’un certain snobisme, une autre forme de mimétisme », a-t-il signalé.

Selon lui, il ne demeure pas surprenant qu’en Afrique, l’accent soit davantage mis sur la production de la nourriture en quantité suffisante que sur sa qualité.

La sécurité sanitaire des aliments, a relevé l’homme politique tchadien, « embrasse pourtant chaque dimension de l’entreprise de développement engagée sur le continent ».

« Les défis qui s’y rapportent ont de graves répercussions sur l’état sanitaire de nos concitoyens et leur productivité, en même temps qu’ils font peser un énorme fardeau sur les services de santé publique », a avancé M. Faki Mahamat.

« Ils constituent une entrave au commerce intra-africain et menacent la compétitivité des produits agricoles des pays africains sur le marché mondial. Ils entraînent des pertes post-récoltes importantes, réduisant ainsi la disponibilité de la nourriture », a-t-il ajouté.

La sécurité sanitaire des aliments apparaît donc comme un élément essentiel de la stratégie visant à  matérialiser les aspirations de l’Afrique contenues dans l’agenda 2063, a souligné le président de la Commission de l’UA.

Sur les défis liés à  la sécurité sanitaire des aliments, il a indiqué que la Commission de l’Union africaine a procédé à  la hiérarchisation de ses interventions en axant ses efforts sur le contrôle de l’aflatoxine, une substance toxique et cancérigène produite par des champignons.

A l’en croire, ces toxines dangereuses affectent des produits à  consommation courante comme l’arachide, le maïs, le sorgho, etc. qui représentent des secteurs importants de l’économie des pays africains.

L’aflatoxine, a-t-il fait savoir, fait perdre au minimum 700 millions de dollars américains au continent africain, en recette d’exportation.

Source : abangui.com

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