Education : un fonds de 100 millions de dollars pour les pays à faible revenu

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La fondation mondiale Eduction Above All et le Fonds de solidarité islamique pour le développement viennent d’annoncer la signature d’un accord de partenariat visant «à diversifier la manière dont l’éducation est financée». L’accord porte sur un programme de financement de 100 millions de dollars pour le secteur de l’éducation dont le Mali sera le premier pays à bénéficier.

La fondation mondiale Education Above All (EAA) et le Fonds de solidarité islamique pour le développement (FSID) ont décidé de s’associer pour diversifier les sources de financement de l’éducation.

A l’occasion de l’Assemblée générale des Nations Unies ce vendredi, les deux parties ont annoncé dans un communiqué la signature d’un accord de partenariat pour un programme doté de 100 millions de dollars qui faciliterait le financement de l’éducation dans les pays à faible revenu.

«Alors que le monde peine à surmonter la crise mondiale du financement de l’éducation à laquelle il est confronté, ce nouveau programme aidera les pays admissibles à surmonter leur manque d’accès au crédit sur le marché financier international», indique le communiqué.

Ainsi, le FSID du programme de financement de la Banque islamique de développement (BID) sera mis à la disposition des pays à faible revenu membres de la Banque, à des conditions préférentielles, pour des projets éducatifs cofinancés par des ONG, le gouvernement ou le secteur privé.

Quant à l’EAA, elle sera en charge du suivi et de l’évaluation des projets en accord avec ses processus internationaux de gestion des enfants non scolarisés qui, avec des partenaires, se sont jusqu’à présent engagés à fournir une éducation primaire à plus de 10 millions d’enfants, ajoute le communiqué.

«Nous constatons qu’un grand nombre de nos pays membres luttent pour accéder à des financements sur le marché mondial du crédit. Avec notre mandat visant à promouvoir la croissance et le développement de nos pays membres, nous lançons ce fonds dédié, avec le soutien de tous nos membres, afin de financer des initiatives éducatives qui aideront à améliorer les résultats scolaires des enfants de la prochaine génération», a commenté Waleed Al Wohaib, directeur général du FSID en ajoutant que «ce n’est qu’en donnant accès à l’éducation aux enfants que nous pourrons vraiment aider plus de familles à sortir de la pauvreté et ainsi stimuler une croissance économique soutenue dans nos pays membres».

Le Mali premier bénéficiaire

Cette initiative novatrice pour faire face à la crise mondiale de l’éducation bénéficiera dans un premier temps au Mali. D’après le gouvernement malien qui a effectué l’annonce, le pays adhérera au programme avec un prêt de 31 millions de dollars. Concrètement, l’Etat malien bénéficiera du Programme d’accès à l’éducation pour tous les enfants au Mali (PACETEM) dirigé par l’Education Development Centre qui vise à atteindre près de 600 000 enfants non scolarisés pour leur offrir un enseignement primaire de qualité.

«Le projet, dans le cadre de son objectif d’augmenter la rétention des élèves, forme des enseignants, fournit du matériel pédagogique, travaille au sein des communautés pour impliquer les parents et effectue un suivi des fiches de présence», ajoute le communiqué.

Le ministre malien de l’Education nationale a déclaré que l’éducation «constitue l’un des principaux indicateurs de l’indice de développement humain durable, sans lequel le Mali ne peut bénéficier du soutien accru de la communauté internationale», en ajoutant que «le programme, avec le recrutement d’enseignants, contribuera à réduire le taux de chômage des jeunes. Le Mali saisit l’opportunité de financement proposée par le programme de financement du FSID-EAA, un soutien dont le système éducatif malien a grandement besoin».

Selon les données de la Commission de l’éducation, chaque dollar investi dans l’enseignement primaire génère 10 dollars de retombées économiques. L’Unesco pour sa part indique que chaque année supplémentaire de scolarité peut ajouter 0,37% au PIB d’un pays et 10% en moyenne aux revenus d’un citoyen.

 

Source : La Tribune Afrique

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