CEMAC : grâce au redressement du secteur pétrolier, les prévisions de croissance revues à la hausse

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La croissance économique dans la zone de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) devrait atteindre cette année, un taux de 2,5%. C’est ce qu’a annoncé la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) dans son dernier Bulletin économique et statistique traduisant ainsi une revue à la hausse de ses prévisions.

L’économie de la zone de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) reprend des couleurs. Dans son Bulletin économique et statistique (BES), la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) a revu à la hausse la prévision de croissance économique en 2018 de la zone. L’institut d’émission a en effet, annoncé une croissance de 2,5% contre une croissance initialement annoncée à 1,9%.

La Banque explique que cette croissance sera portée par le secteur pétrolier (+6,1%, contre +0,7% projeté), le secteur non pétrolier continuant pour sa part, à traîner la patte (+1,8%, contre +2,1% projetés). L’institution financière ajoute que pour l’année en cours, les prix devraient également remonter à 1,6% en moyenne annuelle. Pendant ce temps, le solde budgétaire, base engagements, dons compris, deviendrait excédentaire à +0,5% du produit intérieur brut (PIB), et celui du compte courant se creuserait à -4,3% du PIB, indique la même source.

Risque de dérapage

Même si le redressement du secteur pétrolier est bénéfique pour l’économie de la sous-région d’Afrique centrale, il comporte tout de même un risque. Selon la BEAC, une croissance prolongée des cours du baril de pétrole brut et une hausse progressive de la production de pétrole brut permettraient d’accroître le volume des échanges extérieurs de la CEMAC mais elles causeraient également un déficit des transactions courantes qui passerait de 4,0% du PIB (1925,1 milliards francs CFA) en 2017, à 4,3% du PIB en 2018 (2201,9 milliards de francs CFA).

La BEAC craint également un dérapage éventuel dans l’exécution des programmes de réformes économiques conclues entre les États membres et le Fonds monétaire international (FMI). L’institut d’émission indique que ce dérapage pourrait avoir un impact négatif sur les décaissements des appuis budgétaires et exercer une pression supplémentaire sur les soldes budgétaires et extérieurs et sur le secteur financier. En dehors de ce dérapage, la BEAC ne voudrait pas faire face à la résurgence des tensions de trésorerie dans le système bancaire sous-régional. Elle redoute également un resserrement plus rapide que prévu de la politique monétaire de la Réserve Fédérale aux États-Unis.

 

Source : La Tribune Afrique

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