Libye : le gisement de Messla reprend du service  !

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L’économie libyenne dépend essentiellement de ses exportations pétrolières. Le pays, qui déploie d’importants efforts pour sécuriser ses installations dans un Etat en proie à un conflit armé, a annoncé le redémarrage des activités d’un de ses puits à Messla, avec une capacité de 3 000 barils par jour.

La compagnie nationale libyenne de pétrole (NOC) a annoncé samedi 22 septembre le rétablissement de la production pétrolière d’un de ses puits abandonnés du gisement de Messla. L’installation dont la production était d’environ 70 000 bpj en 2011, a repris du service avec une capacité de production initiale de 3 000 barils par jour, sous la houlette de l’Arabian Gulf Oil Company (AGOCO), une filiale de la NOC. A l’arrêt depuis plusieurs années, les exploitants ont eu recours aux dernières techniques de forage développées par la société de services pétroliers américaine Schlumberger pour redémarrer l’ouvrage, selon un communiqué de la CNO.

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Faisant jadis partie des premiers exportateurs africains de pétrole, la Libye avait une capacité de production journalière de plus de 1,6 millions de bpj, avant le soulèvement de 2011 soutenu par l’OTAN qui a renversé le guide Mouammar Kadhafi. La déstabilisation politique du pays a entraîné une fragmentation politique et un conflit armé. Depuis 2014, la Libye est divisée entre gouvernements rivaux et factions militaires basées dans l’est et l’ouest du pays. Deux régimes parallèles au sein d’un même pays à l’origine d’une impasse politique et d’une crise économique endémique. Dans ce climat de chaos, le CNO essaie tant bien que mal de fonctionner normalement, en dépit d’attaques récurrentes de groupes armés.

La CNO résiste

Début septembre, la compagnie nationale libyenne de pétrole a subi une attaque au sein de son siège de Tripoli. L’assaut revendiqué par des militants de l’Etat islamique a fait deux morts et 25 blessés. Dans ce climat d’insécurité, le CNO a continué à fonctionner de manière relativement normale en Libye, sachant que le pays reste tributaire de ses exportations de pétrole pour l’essentiel de ses revenus. L’année dernière, elle a été partiellement rétablie à environ un million de barils par jour. Mais l’équilibre est fragile, car les attaques contre les installations pétrolières ou des barrages sont fréquentes en Libye.

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Source : La Tribune Afrique

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