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Centrafrique : Une femme accusée de sorcellerie est assassinée par des jeunes de Bokanga

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BANGUI, le 21 septembre 2018(RJDH) —-Une femme d’une cinquantaine d’années est assassinée et une autre passée à tabac par des habitants de Bokanga, localité située à 17 kilomètres de Pissa, ce mercredi 19 septembre dernier. Elles sont accusées de sorcellerie selon le témoignage de l’honorable Alfred Yekatom, député de la Nation qui condamne ces actes de vindicte populaire qui continuent d’être pratiqués dans cette partie de la Lobaye.

La vindicte populaire perdure au village Bokanga, à 17 kilomètres de Pissa dans la Lobaye. Le dernier cas remonte au mercredi 19 septembre dernier où deux femmes toutes âgées environ d’une cinquantaine d’années sont victimes d’un cas de justice populaire orchestrée par des jeunes du village. Selon le témoignage de l’Honorable Alfred Yekatom, ces femmes sont accusées de sorcellerie et ont été séquestrées avant que l’une d’entre elles n’ait été battue à mort.

« Des jeunes de Bokanga ont séquestré pendant deux jours deux femmes accusées de sorcellerie. Ils ont tué la première à environ 2 kilomètres du village et l’autre a eu la vie sauve grâce à l’intervention de la gendarmerie qui a pu la transférer à l’Hôpital Communautaire de Bangui pour des soins médicaux » témoigne –t-il.

Il appelle au renforcement de l’effectif des forces de l’ordre et de sécurité dans le village, seul moyen dit-il, pour éviter le phénomène de justice populaire dans cette partie de la Lobaye au sud du pays, « il faut que les gendarmes de Pissa soit dotés d’un moyen roulant et en effectif afin de restaurer l’autorité de l’Etat dans le village parce que l’autorité de l’Etat n’est pas encore rétablie dans le village de Bokanga. Malgré la présence des gendarmes, ces jeunes ont opposé une résistance aux éléments de forces intérieures » a fait remarquer l’élu du peuple.

La vindicte populaire est un acte puni par le code pénal de la République Centrafricaine mais continue à se pratiquer dans le pays.

Source : rjdh.org

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