Force bipartite : vers une mission conjointe à  la frontière Centrafricano-camerounaise

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Le nécessaire a été fait le jeudi 13 aoà»t 2018 par les autorités administratives et militaires du Cameroun et de la Centrafrique. Elles se sont réunies dans la Sous-préfecture de Garoua Boulaye pour repenser la sécurité à  la frontière entre les deux Etats.

C’était dans la salle de conférence de la Mairie de la sous-préfecture de Garoua Boulaye que la délégation centrafricaine conduite par la ministre de la Défense et de la Reconstruction de l’Armée Marie Noelle Koyara et les autorités administratives et militaires de la Région de l’Est du Cameroun se sont entretenus en début de soirée pour dégager les voies et moyens de sécuriser et de défendre ensemble leurs frontières en raison du rôle économique majeur que joue l’axe Bangui-Douala.

Au sortir de l’entrevue, le Gouverneur de la Région de l’Est et Représentant du ministre camerounais Délégué à  la Présidence Chargé de la Défense, Mvongo Gregoire, a précisé que les échanges ont porté sur quatre points dont deux abordent la sécurité à  la frontière commune et les quelques 180.000 réfugiés centrafricains dispersés au Cameroun depuis l’aggravation de la crise.

Marie-Noelle Koyara, ministre centrafricaine de la Défense et de la Reconstruction de l’Armée a apprécié à  sa juste valeur la promptitude des autorités militaires camerounaises en particulier le Général Mouna Joseph ayant répondu favorablement – en moins d’une semaine – à  sa demande formulée. La ministre centrafricaine de Défense d’estimer que mener des actions de sécurité et de défense conjointes avec le Cameroun voisin comble provisoirement l’effectif réduit des troupes au sol du côté centrafricain et rendra plus efficaces les deux forces au niveau de leurs frontières communes.

Par ailleurs, outre la fierté retrouvée par les réfugiés centrafricains à  la perception des véhicules militaires modernes (blindés et autres) escortant la délégation centrafricaine à  Garoua Boulaye, les esprits ont été fortement marqués par la qualité des liens profonds entre les autorités camerounaises et centrafricaines qui s’apparentent à  une complicité qui ne dit véritablement. Cette complicité a facilité et orienté les échanges dans la direction voulue par les parties.

L’ambiance bon enfant n’a pas fourchée la langue des autorités camerounaises essentiellement la Maire de la ville de Garoua Boulaye et le Gouverneur de la Région de l’Est qui ont jugé nécessaire de porter sur les fonts baptismaux les actes de banditisme (braquage à  main armé, vol, immoralité etc) perpétrés par certains réfugiés centrafricains dans les villes où ils sont fortement concentrés notamment Bertoua et Garoua Boulaye. A l’occasion, Madame Koyara a été priée de faire passer le message du respect des lois camerounaises au sein de sa communauté pour que les dérapages ne fassent tâche d’huile sur ce qui se construit.

Plus de 180.000 centrafricains se sont aisément intégrés au sein de la société camerounaise où beaucoup s’investissent pleinement attendant leur retour organisé au pays. On dénombre encore plus de 50.000 âmes centrafricaines à  Garoua Boulaye, quelques-unes y sont entrées avec des armes et des comportements en déphasage avec les lois en vigueur au Cameroun.

La visite de travail de la ministre Marie Noà«lle Koyara a très positivement rassuré les populations le long de l’axe Bangui-Garoua Boulaye en passant par Bouar où la population – pour exprimer son soutien aux autorités en place – a fait don de produits champêtres et du petit bétail aux FACA lors des honneurs militaires présentés à  la ministre de Défense le vendredi 14 septembre 2018 au centre.

Source : abangui.com

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