RCA : en dépit de la crise sécuritaire, l’économie sur une bonne dynamique selon le FMI

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L’économie centrafricaine affiche une bonne dynamique de croissance qui contraste avec la crise sécuritaire et les tensions sociopolitiques qui traversent le pays depuis plusieurs années. C’est le constat que vient de dresser une mission d’évaluation du FMI qui vient de séjourner à Bangui. Selon les perspectives du FMI, la croissance devrait atteindre 4,3% en 2018 et s’accélérer les prochaines années.

C’est une mission d’évaluation sans risque pour la Centrafrique (RCA) puisque ses conclusions ne seront pas soumises à l’appréciation du conseil d’administration du FMI, mais elle a de quoi conforter les autorités de Bangui. La bonne nouvelle, c’est qu’elle conforte le gouvernement de Faustin Archange Touadéra, sur la bonne dynamique de l’économie nationale. La mission des services du FMI qui a séjourné du 7 au 14 septembre à Bangui, a en effet confirmé que la reprise économique se poursuit avec une croissance qui devrait atteindre 4,3% en 2018, même si le gouvernement doit veiller à renforcer la mobilisation des recettes publiques. Dans un communiqué de presse, le chef de mission, Norbert Toé, a souligné que le gouvernement est parvenu à accélérer la mise en œuvre des réformes visant à attendre les objectifs convenus dans le cadre du programme d’assistance technique et financière que le FMI a accordé au pays depuis 2016.

«La reprise économique se poursuit : la croissance est maintenue à 4,3 % en 2018 et devrait s’accélérer à moyen terme. Les projections de croissance reposent sur le rétablissement de la paix, la restauration de services publics sur l’ensemble du pays et la mise en œuvre résolue des réformes. Une croissance vigoureuse et soutenue est nécessaire pour créer des emplois et faire reculer la pauvreté», a indiqué Norbert Toé, chef de mission du FMI.

La croissance sur une bonne dynamique

Selon les données provisoires et les informations collectées pendant la mission, le programme économique demeure sur les rails. Les indicateurs quantitatifs de suivi qui ont été convenus avec les autorités pour fin juin 2018 ont été atteints, même si la mission a relevé que «les dépenses sociales ont été inférieures aux objectifs». Les réformes structurelles progressent également, malgré le retard accusé et à la fin de la mission, l’équipe des services du FMI a souligné qu’il est nécessaire d’accroître les dépenses sociales à fort impact sur la population afin de réduire la pauvreté. «L’équipe des services du FMI et les autorités ont examiné les grandes orientations du projet de Loi de finances 2019, en mettant l’accent sur accélération de la mobilisation des recettes intérieures, la consolidation du Compte unique du Trésor, le renforcement de la gestion des finances publiques et l’accroissement des dépenses sociales», lit-on dans le communiqué de fin de mission. Dans la même lignée et compte tenu de l’impact d’une hausse des prix internationaux du pétrole sur les finances publiques, l’équipe du FMI a aussi souligné «l’importance de rationaliser la structure complexe des prix des produits pétroliers». Les autorités ont été également invités à renforcer le recouvrement des recettes publiques, notamment en s’attaquant énergiquement à la fraude, ainsi que d’accélérer le renforcement de la gouvernance et de la transparence et de poursuivre des réformes structurelles visant à améliorer le climat des affaires.

Lire aussi : La BEAC table sur une croissance de 4,2% en RCA

La mission du FMI qui était destinée à évaluer l’évolution récente de l’économie et la mise en œuvre du programme économique et financier en Centrafrique à travers la Facilité élargie du crédit (FEC), adoptée depuis 2016, fait suite à l’adoption, le 2 juillet dernier, de la quatrième revue de l’accord. A cette occasion, le conseil d’administration du FMI a approuvé un nouveau décaissement qui porte le montant total des décaissements au titre de l’accord à près de 123,7 millions de dollars. Au cours de son séjour, l’équipe du FMI a rencontré les principales autorités politiques ainsi que les responsables des institutions financières nationales et régionales notamment la BEAC. Les entretiens ont porté sur le projet de Loi de finances 2019, les réformes structurelles notamment la révision de la structure des prix des produits pétroliers, ainsi que la stratégie du gouvernement pour améliorer la gestion des finances publiques et la gouvernance. La prochaine mission pour la cinquième revue du programme est prévue en fin d’année.

 

Source : La Tribune Afrique

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