Baobab+ : un rayon de soleil pour l’éducation

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Basée sur le modèle du pay as-you-go, la start-up Baobab+ veut participer au développement de l’Afrique par le biais de l’éducation. Surfant sur la baisse des coûts des équipements, elle vend des tablettes éducatives alimentées par des kits solaires. Objectif : lutter contre l’analphabétisme et la déscolarisation, notamment dans les régions isolées.

Après les kits solaires, Baobab+ veut aller plus loin. Fondée au Sénégal en septembre 2015, la start-up souhaite apporter sa pierre à l’édifice du développement de l’Afrique. Un processus qui passera, selon elle, par un accès plus aisé à l’éducation. « J’avais envie d’entreprendre dans des secteurs à impact social. L’éducation est un premier volet que je souhaitais développer », expliquait ainsi récemment Alexandre Coster, fondateur et directeur de Baobab+. Son nouveau cheval de bataille : les tablettes éducatives. Vendues à prix réduit -grâce à la baisse du coût des équipements- et alimentées par l’électricité tirée des kits solaires, celles-ci permettront de lutter contre l’analphabétisme et la déscolarisation, en particulier dans les régions rurales les plus isolées du continent. Outre Madagascar, où la start-up s’est implantée en juin 2016, le nouveau projet de Baobab+ concernera dans un premier temps essentiellement l’Afrique de l’Ouest qui l’a vue naître, dans des pays comme le Sénégal, le Mali, ou encore la Côte d’Ivoire.

150 000 foyers fin 2018

Le déploiement de ces tablettes éducatives est étroitement lié à celui des kits solaires. Vendus entre 130 et 430 euros, selon leur puissance, ceux-ci sont en quelque sorte loués à leurs usagers, selon le modèle du pay as you go. Le tarif est d’environ 50 centimes d’euros par jour, ce qui correspond, selon Baobab+, aux dépenses énergétiques moyennes d’un foyer qui emploierait des sources d’énergie plus classiques (piles, essence, charbon…).

Grâce au mobile banking, un système de contrôle et de paiement à distance, chaque client peut s’acquitter de plusieurs semaines d’électricité en avance, tout comme régler au jour le jour, selon ses besoins et ses capacités. Et au bout d’un an, une fois le kit solaire remboursé, ce dernier devient sa propriété. A ce moment-là, ce client peut déposer un dossier auprès de Microcred -partenaire de Baobab+- pour l’achat d’une tablette éducative, financée par le biais d’un micro-crédit. L’appareil étant destiné à fonctionner grâce à l’électricité produite par le kit solaire, ne générant ainsi aucun besoin supplémentaire en équipement énergétique.

Fin 2017, deux ans à peine après le lancement des premiers kits solaires au Sénégal, 50 000 foyers avaient déjà été équipés dans les pays où Baobab+ est implanté. D’ici fin 2018, la start-up ambitionne d’en toucher 100 000 autres, portant ainsi le total à 150 000 foyers ruraux africains disposant d’une électricité renouvelable, non-polluante, et bon marché.

 

Source : La Tribune Afrique

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