Burkina Faso : la commande publique a dépassé 569 millions de dollars en 2017

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Le Burkina Faso, dont le PIB est estimé à 12,12 milliards de dollars en 2016 a passé une commande publique de 569 millions de dollars en 2017. Le rapport détaillant les dépenses et présenté par l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP) a suscité des commentaires de la part de spécialistes qui dénoncent la redondance des institutions étatiques.

La commande publique burkinabé a mobilisé plus de 322 milliards de Fcfa, soit 569 millions de dollars pour l’année 2017, a annoncé ce mardi 4 septembre à Ouagadougou l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP). C’est au total 2 803 marchés publics qui ont été conclus au cours de l’année précédente, a précisé Dramane Millogo, président de l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP), lors d’un face à face avec la presse pour présenter le rapport d’activités 2017 de sa structure.

Seule une dizaine d’entreprises ont été exclues pour non-conformité à la réglementation en vigueur contre 23 en 2016, révèle le responsable de l’institution étatique burkinabé. Le président de de l’ARCOP a aussi mis en exergue la nécessité d’instaurer une gestion plus rigoureuse dans les commandes publiques. Il a dénoncé certaines pratiques des autorités contractantes, en donnant l’exemple de celles qui exigent un personnel non nécessaire destiné aux activités ménagères et de gardiennage. Le responsable de l’organe de gestion des commandes publiques a saisi l’occasion pour justifier le rejet de certains dossiers de commande.

Des agences d’utilité discutable

Au Burkina Faso, le secteur de la commande publique est souvent perçu comme une « caverne d’Ali Baba », un bon poste pour les adeptes de la corruption ou « mouta-mouta », le terme local pour faire référence à la corruption qui gangrène le pays ouest-africain. Selon plusieurs organisations de la société civile burkinabé, les structures étatiques sont elles-mêmes d’importantes sources de gaspillage aux frais du contribuable et elles appellent ainsi à la réduction de ces agences étatiques, jugées pléthoriques.

Le cas du Burkina Faso n’est pas isolé. Les agences gouvernementales sont souvent très nombreuses dans les pays d’Afrique subsaharienne. D’utilité discutable, elles sont régulièrement accusées de servir à octroyer des postes aux militants politiques.

 

Source : La Tribune Afrique

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