La MINUSCA souligne ses efforts pour la sécurité et la cohésion sociale dans la ville de Ndele

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A Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran (nord de la Centrafrique), la situation sécuritaire reste imprévisible et la cohésion sociale fragile depuis les incidents du 20 juin 2018, mais des efforts sont entrepris par la MINUSCA avec des partenaires locaux pour renforcer la sécurité, la restauration de l’autorité de l’Etat et le vivre-ensemble. « La situation est calme mais imprévisible. Les casques bleus à  Ndélé mènent des patrouilles quotidiennes de sécurisation et des missions conjointes d’évaluation pour protéger les populations civiles », a déclaré mercredi le chef du bureau de la MINUSCA à  Ndelé, Zlatko Dimitroff.

Le chef du bureau a également cité le comité de prévention des conflits à  Bamingui-Bangoran, mis en place en 2016 et qu’il codirige avec le Préfet. « C’est une plateforme de réflexion, d’analyse et d’échange d’informations et de propositions de solutions réunissant les représentants de la MINUSCA, les autorités de la préfecture de Bamingui-Bangoran et d’autres acteurs pertinents quant à  la prévention des conflits dans le contexte sécuritaire de la préfecture », a-t-il précisé, ajoutant que le FPRC prend part aux réunions de ce comité qui ont lieu chaque semaine.

Parmi les autres interventions de la MINUSCA à  Ndélé, le chef de bureau a cité la formation d’un groupe de travail sur la transhumance, la sensibilisation des populations, notamment sur la réconciliation nationale, la cohésion sociale, la gouvernance locale et le leadership féminin, la réparation des voies et construction du pont piéton de Ngandja ainsi que des projets à  impact rapide dans les domaines de l’éducation, la libre circulation et la restauration de l’autorité de l’Etat.

Pour sa part, le sultan-maire de Ndélé, Ibrahim Senoussi, intervenant par téléconférence depuis NDélé, a salué la « collaboration parfaite et excellente » avec la MINUSCA tout en sollicitant l’augmentation du nombre de casques bleus dans la Bamingui-Bangoran pour mener plus de patrouilles. « La MINUSCA doit nous aider à  rehausser l’effectif de sa troupe dans la préfecture, en attendant le redéploiement des forces de sécurité intérieure par l’Etat », a-t-il dit. Le sultan-maire a également invité la presse centrafricaine à  promouvoir l’image de Ndélé mais aussi à  éviter des propos inexacts qui « risquent de monter la population contre la MINUSCA dans sa ville ».

De son côté, le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, est revenu sur le déplacement du Représentant spécial adjoint du Secrétaire général en République centrafricaine, Kenneth Gluck, à  Berberati, dans le cadre des contacts réguliers entre le leadership de la Mission et les autorités et populations locales, ainsi que la récente participation de la Représentante spéciale adjointe et Coordonnatrice humanitaire, Najat Rochdi, aux côtés du Premier Ministre à  la quatrième réunion du comité de coordination et de suivi de la Stratégie Nationale de Restauration de l’Autorité de l’Etat. « La Représentante spéciale adjointe a souligné l’urgente nécessité de voir se déployer l’Etat à  l’intérieur du pays et salué l’engagement du Gouvernement pour assurer le suivi à  la mise en œuvre de ladite stratégie ».

Le porte-parole a aussi fait part de l’appui de la MINUSCA à  la tenue, le 24 aoà»t 2018, des audiences correctionnelles à  Bossangoa après plus de deux ans de suspension notamment à  cause de l’insécurité. « Trois personnes ont été condamnées au cours de cette audience. La prison de Bossangoa n’étant pas opérationnelle, elles ont immédiatement été transférées à  la maison d’arrêt de Bossembélé avec l’appui de la MINUSCA qui a assuré le transport, une escorte de sécurité et des conseils techniques aux forces de sécurité intérieure et aux autorités pénitentiaires », a dit le porte-parole.

Interrogé sur la tenue à  Bouar de la réunion de l’Initiative de dialogue de l’Union africaine avec les groupes armés, le porte-parole, citant la résolution 2387 du Conseil de sécurité des Nations Unies, a précisé que « l’Initiative africaine pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine et la feuille de route constituent le principal cadre pour une solution politique dans le pays, telle que convenue par les autorités centrafricaines et sous leur direction ». Selon le porte-parole, « la MINUSCA encourage les groupes armés à  participer à  la rencontre de Bouar dans un esprit constructif et de bonne foi. La Mission demande également aux groupes armés de cesser les provocations, violences et activités déstabilisatrices, y compris les attaques contre les populations civiles, les travailleurs humanitaires et les soldats de la paix ».

Source : abangui.com

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