Transport : Taxify, le challenger d’Uber, renforce sa présence en Afrique de l’Est

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La société de transport estonienne Taxify, concurrent de l’américain Uber sur les marchés émergents met le cap sur les pays d’Afrique de l’Est. La compagnie de taxi qui se targue d’avoir des centaines de milliers de conducteurs en Afrique subsaharienne, dont près d’un tiers en Afrique de l’Est, a annoncé des investissements de plusieurs millions de dollars dans la région.

Taxify, va investir des millions d’euros en Afrique de l’Est dans les cinq prochaines années, en misant sur les pousse-pousse, les motos et autres moyens de transports spécifiques à l’Afrique. L’information a été donnée par la compagnie de taxi, ce jeudi 9 août. La société, opérationnelle dans cinq villes ougandaises, tanzaniennes et kényanes continuera à proposer des trajets en voiture. Mais, elle a jugé plus prometteur les services de taxi dans les formes de transport motorisées populaires localement.

Cap sur les moyens de transport locaux

Très populaires en Afrique subsaharienne, ces moyens de transports peu orthodoxes sont connus en Afrique de l’Est sous les appellations de «bodas bodas» et «bajajis», ou encore de «tuk tuks», des termes locaux pour désigner respectivement les motos et les pousse-pousse.

« Notre objectif est de fournir le moyen de transport le plus approprié pour les clients et en Afrique de l’Est, nous constatons que les bodas bodas ont la plus grande valeur pour nous », a déclaré Karl Aru, responsable de l’expansion de Taxify pour l’Afrique.

La compagnie présente également au Nigéria et en Afrique du Sud se prévaut d’un total de 5 millions d’utilisateurs actifs sur l’ensemble du continent où elle a la moitié de ses activités. Pour étoffer son réseau, Taxify a étendu ses activités à Mwanza, une ville du nord de la Tanzanie, le pays d’Afrique de l’Est aux 55 millions d’habitants. Le responsable de l’expansion de Taxify pour l’Afrique a indiqué que la société lorgne d’autres pays jugés prometteurs comme l’Ethiopie.

De la concurrence et des tracas

En Afrique, Taxify doit composer avec des concurrents. Au Kenya, par exemple, la compagnie Little -qui a noué un partenariat avec l’opérateur de télécommunications Safaricom, et Mondo Ride- est l’un de ses principaux challengers. Pour se différencier, Taxify a misé sur les moyens de transports spécifiques africains et sur des tarifs faibles. Elle prend en moyenne une commission de 15% aux conducteurs, alors que celle-ci est d’environ 30% pour les concurrents.

 

Source : La Tribune Afrique

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