Sénégal  : l’Etat veut sévir contre la vente illicite de médicaments

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Face à l’exercice illégal de la pharmacie et la vente illicite de médicaments, les autorités sanitaires sénégalaises promettent une répression totale. Dans une déclaration à la presse ce dimanche 5 août, le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr promet une « guerre systématique » contre les trafiquants.

Après avoir visité les stands de prise en charge des patients au centre de santé des HLM Grand-Yoff dans la ville de Dakar où se sont déroulé des journées de consultations médicales gratuites, le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, a réitéré la volonté des autorités sénégalaises de lutter efficacement contre l’exercice illégal de la pharmacie et la vente illicite de médicaments. Un combat à mener « quel que soit le lieu où l’on se trouve sur le territoire national », a-t-il averti.

« S’il y a une question qui se pose et où nous avons reçu des orientations et des instructions précises de la part du chef de l’Etat, c’est bien la question liée aux médicaments de la rue, aux faux médicaments et la vente illicite de médicaments », a-t-il déclaré à l’Agence de presse sénégalaise.

Une question de santé publique

L’exercice illégal de la pharmacie et la vente illicite de médicaments posent un problème de santé publique au Sénégal où les saisies sont régulièrement opérées. L’une des saisies les plus impressionnantes date de novembre 2017. L’année dernière, les autorités ont procédé à la saisine d’une importante quantité de médicaments contrefaits d’une valeur de 1 milliard 35 millions de francs Cfa, soit 1,8 millions de dollars à Touba Bélél, dans la région Diourbel au centre du Sénégal. L’affaire – toujours devant la justice – a fait l’objet d’une plainte déposée par l’Ordre des pharmaciens du Sénégal qui s’est constitué partie civile.

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Les professionnels du secteur dénoncent aussi l’existence de boutiques et dépôts de pharmacie, implantés devant les structures sanitaires. Une situation que le ministre de la Santé et de l’Action sociale promet d’éradiquer, en faisant « en sorte que les Sénégalais soient protégés dans leur système de santé ».

« Le médicament est central dans le système de santé et quand on connaît sa place et qu’on a un faux médicament qui n’est pas de bonne qualité qui circule dans le pays, on ne peut pas avoir une bonne politique de santé », a-t-il rappelé.

 

Source : La Tribune Afrique

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