Zimbabwe  : Mnangagwa appelle à l’unité et promet de faire la lumière sur les violences post- électorales

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Après sa victoire contestée à l’élection présidentielle, le président Emmerson Mnangagwa a appelé vendredi les Zimbabwéens à s’unir derrière lui pour sortir le pays définitivement de l’ère Mugabe. Cet appel à l’union intervient à la suite des violences post-électorales qui ont fait au moins 6 morts.

Après avoir été déclaré vainqueur des élections nationales, Emmerson Mnangagwa appelle au calme et promet une nouvelle ère à son pays, qui vient de clôturer des élections présidentielles émaillées de violences. Dans la journée du mercredi 1er août, l’armée a violemment réprimé une manifestation de l’opposition en tirant à balle réelle, faisant au moins six morts et des dizaines de blessés. La société civile et les mouvements de l’opposition demandent ainsi une enquête sur les abus de l’armée, dont elles dénoncent l’usage excessif de la force. Face à la gronde populaire, Mnangagwa s’est voulu conciliant. Il a promis d’être le président de tous les Zimbabwéens et de permettre à son rival Nelson Chamisa de jouer un rôle essentiel dans l’avenir du Zimbabwe.

«Pour Nelson Chamisa, je tiens à dire: vous avez un rôle crucial à jouer dans le présent du Zimbabwe et dans son avenir. Appelons tous les deux à la paix et à l’unité sur notre terre», a déclaré Mnangagwa.

Son adversaire et chef de fil de l’opposition ne l’entend pas de cette oreille. Face à la presse, Nelson Chamisa a déclaré que la répression de l’armée contre les partisans de l’opposition avait été autorisée par le partau pouvoir qui avait perdu les élections, la première depuis le départ de Robert Mugabe, 94 ans. Chamisa qui rejette le verdict, promet d’explorer tous les moyens juridiques et constitutionnels nécessaires pour garantir la protection de la volonté du peuple. Rappelons que les élections présidentielles se sont déroulées sans heurts le jour des votes, suscitant l’espoir d’une rupture avec l’histoire des scrutins électoraux contestés et violents de l’ancien régime.

 

Source : La Tribune Afrique

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