Centrafrique : La montée de l’abattage clandestin des bœufs constitue un danger pour la santé publique

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BANGUI, (RJDH) – L’abattage clandestin effectué à  proximité de la population de Bangui, constitue un danger pour la santé publique. Le cas du centre de santé privé de Saint Paurès qui à  lui seul a enregistré en ce mi-juillet, 55 % des cas de maladie liée au ténia.

Le RJDH a constaté que la pratique des abattages clandestins est constante aux alentours de l’aéroport international Bangui M’Poko, dans le 5ème et 8ème arrondissement de Bangui. Le même constat est fait à  proximité du marché de Combattant et d’un centre de santé privé, au vu et au su des autorités locales. L’environnement est pollué suite aux odeurs nauséabondes qui se dégagent des excréments, du sang coagulé, la peau des bêtes tuées et jetées dans un trou non couvert.

Le chef de groupe du 2ème groupement du 8ème arrondissement de Bangui, René Mandaba, décrit cette situation en précisant que « les viandes sont lavées avec des eaux des pluies stagnantes et insalubres. Aucun service vétérinaire n’intervient pour la régulation des viandes des bœufs abattus dans les quartiers. C’est réellement un danger pour la santé de la population », a-t-il déploré.

Au centre de santé privé Saint Paurès situé à  proximité du marché de Combattant, on enregistre déjà  les conséquences de cette pratique. «On a enregistré 11 cas de maladies liées aux ténias. Des cas de la tuberculose ont été également enregistrés, mais nous n’avons pas encore fait le cumule pour les données de la tuberculose », a-t-il précisé le major de service de santé.

Pour réduire la flambée des abattages clandestins, un comité de surveillance a été créé il y’a deux mois par la Société d’Etat de Gestion des Abattoirs (SEGA). L’objectif de ce comité est de réguler l’arrivée et d’orienter l’abattage des bœufs à  la SEGA, a fait savoir le directeur général de la SEGA ce mercredi 1er aout à  Bangui, avant de lancer que, « ce comté travaille jusqu’à  20 heures. Au-delà  de ces heures, les bouchers récidivistes continuent avec cette mauvaise pratique, qui constitue un danger de santé publique », a ajouté Patrick Ningata Ndita, le Directeur Général de la SEGA.

Patrick Ningata Ndita a insisté que « les forces de sécurité intérieure ont le devoir d’appuyer la SEGA dans ses démarches de lutte contre l’abattage clandestin. Ces pratiques sont récurrentes à  Combattant, aux alentours de l’aéroport et quelques parts à  ailleurs ».

La Loi interdit l’abatage clandestin des bœufs mais malgré cette interdiction, ce phénomène ne cesse de se pratiquer.

Source : abangui.com

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