Centrafrique: le leadership de la minusca à  bambari et à  bouar pour reaffirmer l’engagement pour la centrafrique

0
12


Les visites de terrain du leadership de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), la semaine dernière à  Bambari et à  Bouar, ont permis de réitérer l’engagement de la Mission aux côtés des autorités et des populations locales pour la paix et l’autorité de l’Etat, a indiqué mercredi en conférence de presse le porte-parole de la Mission, Vladimir Monteiro.

« Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République centrafricaine, Parfait Onanga-Anyanga, s’est rendu le 21 juillet à  Bambari, alors que la ville retrouve le calme après les violences de mai dernier, tandis que le Représentant spécial adjoint, Kenneth Gluck, était à  Bouar les 19 et 20 juillet », a dit le porte-parole. Au cours de ces visites, les deux responsables ont rencontré les autorités locales, la société civile, des leaders religieux et – à  Bouar – des représentants de groupes armés, et discuté notamment des questions de sécurité et de protection des civils. « LeReprésentant spécial a appelé à  travailler ensemble et au renforcement de la cohésion sociale, tout en soulignant l’impartialité des casques bleusâ€�, a ajouté le porte-parole.

Dans le domaine de la justice, le porte-parole a indiqué que la MINUSCA apporte un appui multiforme à  la session criminelle 2018 actuellement en cours à  la Cour d’appel de Bangui. « La MINUSCA avait d’abord soutenu les autorités judiciaires nationales dans la finalisation et à  la mise au rôle de certains dossiers qui sont jugés et ensuite dans les préparatifs en vue de la tenue de la session. De même, le projet conjoint MINUSCA/PNUD, a appuyé l’organisation de cette session par des formations pour le renforcement de capacités et des fournitures de bureau. Le soutien se poursuit à  travers des appui-conseils tandis que l’état-major intégré de la MINUSCA pour la ville de Bangui appuie les autorités nationales dans la sécurisation de la Cour, où se déroulent ces assises », a-t-il précisé. Sur le plan des droits de l’homme, la MINUSCA a documenté, entre le18 et le 24 juillet 2018, 41 incidents d’abus et de violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire affectant au moins 80 victimes. « Par rapport à  la semaine dernière, il y a une baisse du nombre des violations et abus mais une hausse du nombre des victimes », a-t-il commenté.

Pour sa part, le porte-parole de la Force de la MINUSCA, Major Séraphin Embondza, a fait le bilan de la situation sécuritaire durant la semaine écoulée, marquée par « quelques cas de criminalité dans certaines régions mais globalement calme ». « Pour prévenir toute menace contre les civils, la Force, en collaboration avec la police de la Mission, les FACA et les FSI assure la sécurité de certains lieux publics, les églises, mosquées pendant les cultes, et certaines écoles », a déclaré le Major. Il a aussi cité des activités sociales menées par les casques bleus de la Force, en particulier une campagne médicale avec des soins et distribution des médicaments à  la population de Bocaranga et Bangassou et une campagne de propreté à  Ouanda-Djallé

Le porte-parole de la Police de la MINUSCA, Alioune Kassé, a annoné l’ouverture d’enquêtes sur plusieurs incidents à  l’intérieur du pays, notamment « à  Kaga-Bandoro contre trois individus qui ont tué une personne au village de Tingui Yallo et à  Bambari, contre trois autres personnes, ayant pillé le véhicule d’une ONG avec des vivres destinés aux personnes vulnérables ». « Toujours à  Bambari, les casques bleus ont interpelé un individu qui serait le présumé auteur d’un meurtre commis le 15 juillet 2018. La Police de la MINUSCA en compagnie de la Gendarmerie a ouvert une enquête en vue de son déferrement devant les juridictions compétentes », a conclu le porte-parole.

Lors de la conférence de presse, Moureen Lamonge, du Fonds au profit des victimes de la Cour pénale internationale (CPI), a annoncé l’arrvée à  Bangui d’une délégation du Fonds. Cette mission a pour but d’engager un dialogue avec les victimes, leurs représentants légaux, les autorités nationales, les agences des Nations Unies et la MINUSCA. « Cette mission est une première étape dans le cadre de l’assistance aux victimes des rebelles du Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean Pierre Bemba », a-t-elle dit. Une somme d’un million d’euros a été allouée par le Fonds au profit des victimes pour le programme d’assistance aux victimes centrafricaines ». Cette somme « concerne les victimes les plus vulnérables mais nous allons continuer à  mobiliser des fonds pour d’autres victimes », a précisé cette responsable

Source : abangui.com

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here