Centrafrique : Certaines personnalités politiques œuvrent pour le regroupement des mercenaires du PK5 dans un « Front unit »

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De sources crédibles, les grands criminels et mercenaires qui règnent depuis 2013 en rangs dispersés dans l’enclave musulmane du KM5 qui échappe au contrôle de l’autorité de l’Etat et ce, en dépit du retour à  la légalité constitutionnelle en 2016, sont cette fois-ci décidés de former un seul bloc dans une structure des malfaiteurs dénommée « Front unit ». L’initiative de ce regroupement de ces malfrats vient de certaines personnalités politiques du pays.

Selon les indiscrétions des milieux de cette nouvelle entité criminelle, l’objectif principal est de protéger les intérêts des minorités musulmanes à  Bangui et à  l’intérieur du pays à  travers des actions musclées qui visent à  imposer une représentativité dans l’ensemble de l’appareil de l’Etat.

Cependant, certains observateurs de la vie politique nationale indiquent que ce Front unit est une invention de certaines autorités politiques de la place qui sont en disgrâce avec le régime de Bangui et qui sont eux aussi décidés de mettre tout en œuvre pour réussir la mobilisation des drogués, criminels et autres mercenaires du KM5 afin de mettre les bâtons dans les roues du Gouvernement.

D’autres observateurs évoquent à  travers ce Front unit, une machination des mains occultes de l’extérieure qui depuis un certain temps s’activent à  organiser les ennemis de la République dans les localités de l’intérieur du pays dans le seul but de parvenir le moment venu, à  venir au bout du pouvoir de Bangui.

Tout ceci permet à  l’opinion de comprendre les bruits de bottes qui se font entendre ces derniers jours, dans certaines régions de l’intérieur le cas pour la ville de Bocaranga où les éléments 3R du chef rebelle peulh SIDIKI se sont accaparés des plusieurs gros villages où ils ont érigés leurs bases militaires avec des équipements tous neufs et sophistiqués. Il en est de même pour le FPRC d’Abdoulaye HISSEN à  Ndélé où il se lance dans une campagne de démonstration de force hautement médiatisée par France 24.

Et il ne fait aucun doute qu’il existe bel et bien une coordination de ces ennemis de la République car a entendre Abdoulaye HISSEN qui affirme aisément que son groupe le FPRC dispose à  lui seul plus de huit cent (+800) éléments dans la ville de Bangui, il y’a de quoi à  s’inquiéter car la population civile centrafricaine reste jusqu’à  ce jour exposée à  la merci des criminels et cette assertion est très facile à  vérifier avec les évènements du 1er mai dernier en la paroisse Notre Dame de Fatima où les criminels et mercenaires du groupe de Djamous Matar alias « FORCE » ont massacré plusieurs dizaines des chrétiens qui étaient rassemblés à  cet endroit ce jour pour célébrer un culte.

L’on se souviendra qu’après cette meurtrière attaque de Fatima, les mêmes assaillants se sont pris à  plusieurs quartiers du 3ème arrondissement entre autres, Béa-Rex où le Chef et son fils ont été tués, Kpéténé, Yakité, Castors et Sarah où plusieurs civils ont été massacrés et des maisons d’habitation incendiées. Inutile de reparler les évènements des localités de l’intérieur qui sont entièrement sous contrôle des groupes armés qui tuent et commettent de graves violations des droits humains sur les civils au quotidien.

Ceci étant, le centrafricain lambda ne cessera de s’interroger pour savoir le pourquoi des chefs de groupes armés tels que Djamous alias « FORCE » et Abdoulaye Hissen qui sont pourtant sous mandat d’arrêt lancé par la justice ne pas arrêtés tant bien qu’ils vivent sur le territoire national à  des lieux bien connus. Pis encore ce sont ces prisonniers en liberté qui bradent l’autorité de l’Etat en érigeant leur zone d’influence en territoire autonome.

Si pour Abdoulaye qui est appelé à  être jugé par contumace par la Cour criminelle l’on trouve prétexte de son absence de Bangui, mais l’on se demande de savoir pourquoi les autorités nationales et la Minusca ne décident pas d’arrêter « FORCE » qui vit bel et bien à  Bangui pour le mettre à  la disposition de la justice ? Ce dernier bénéficie-t-il d’une certaine complicité dans les milieux des décideurs nationaux et ceux de la communauté internationale comme les rumeurs le font croire à  d’aucuns ?

Il y’a de dire que c’est le fait de la non application des mesures adéquates contre ces criminels que ceux-ci se croient intouchables et se permettent le luxe de persister dans leurs actes de grande criminalité car il est établit selon une règle universelle reconnue le principe « qu’aux grands maux, les grands remèdes ». Malheureusement, ce principe n’est pas appliqué à  l’endroit de FORCE et HISSEN ce qui ouvre la porte à  ceux-ci de devenir de plus en plus dangereux et pour la vie des populations civiles et pour la vie des institutions républicaines.

Pour ce qui est de la création de ce fameux « Front Unit » au KM5 qui dispose déjà  d’une ramification et connectivité avec d’autres entités de même plumage à  l’intérieur du pays, il revient donc aux autorités nationales et à  la Minusca de prendre les dispositions qui s’imposent afin de garantir la sécurité de la population face à  ces menaces qui se pointent à  l’horizon.

Toute fois, l’on sait qu’à  maintes reprises ces groupes d’autodéfense du secteur de KM5 qui rivalisent sur des questions d’intérêts égoïstes ont toujours eu des accords d’entente qui n’ont jamais fait feux. Pour preuve, il y’a de cela une semaine seulement que les groupes de « FORCE » et d’un chef milicien nommé Apo s’était violemment affrontés dans la nuit du 18 au 19 dans leur fief du KM5.

Le bilan provisoire de ces affrontements ont donné trois (3) morts au sein du groupe de FORCE et plusieurs dont FORCE même qui serait parmi ceux-ci puisque l’on rapporte qu’il a reçu une balle au bras. Et c’est ici où l’on voit mal comment ces deux groupes rivaux se mettront ensemble pour manœuvrer

Herman THEMONA,

Source : abangui.com

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