Le Chef de l’Etat lance les travaux d’une mini-revue des projets financés par la Banque mondiale

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Bangui, (ACAP) – Le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, a personnellement dirigé, vendredi 13 juillet 2018, l’ouverture des travaux de la revue des projets financés en République Centrafricaine par la Banque mondiale.

L’objectif de cette mini-revue est d’évaluer les projets déjà  en chantier et ceux en gestation afin de tirer les leçons et corriger les insuffisances.

Dans son discours d’ouverture, le Président Faustin-Archange Touadéra a rappelé les trois décennies de crises politico-militaires ayant détruit le tissu économique du pays. Il a indiqué avoir instruit le gouvernement, dès sa prise de fonction, de procéder à  un diagnostic pour identifier les priorités et besoins de la République centrafricaine. D’où le Plan de Relèvement et de Consolidation de la Paix (RCPCA), massivement adopté à  la conférence des bailleurs de fonds tenue à  Bruxelles, le 17 novembre 2016.

Seulement, a-t-il déploré, « des efforts importants restent à  accomplir pour la mobilisation des fonds annoncés » et qui devraient aider à  relever les énormes défis qui se posent au pays.

Aussi, a-t-il ajouté, « il est impératif de consommer toutes les ressources annoncées dans le cadre de la mise en œuvre du RCPCA pour rompre définitivement avec cette « incapacité d’absorption » toujours reprochée aux Centrafricains.

D’après le responsable des opérations de la Banque mondiale en Centrafrique, Robert Bou Jaoude, les promesses de financement de l’économie centrafricaine faites naguère par la Banque mondiale à  Bruxelles, estimées à  500 millions de dollars, sont aujourd’hui largement dépassées.

Des financements additionnels, a-t-il fait comprendre, ont permis de réévaluer « le portefeuille des projets financés par la Banque mondiale, dont le nombre est passé de 3 projets en 2016 à  12 aujourd’hui, atteignant un financement global de 350 millions de dollars.

Les secteurs concernés par ces financements sont la paix (prise en charge des ex-combattants et des déplacés internes), les infrastructures (bitumage du tronçon Baoro-Bouar), l’énergie (l’amélioration du réseau de transport et de distribution de l’électricité), la santé et l’éducation, en rapport avec le RCPCA, une sorte de budget consensuel du gouvernement pour la période 2017-2021 et validé par les partenaires techniques et financiers.

Les secteurs forestier et minier ne sont pas demeurés en reste, visant la transparence et l’augmentation des recettes publiques de l’Etat.

Alain-Patrick Mamadou / ACAP

Source : abangui.com

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