Tchad / Glencore : signature des accords finaux pour la restructuration de la dette

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Le Tchad et la société de négoce suisse Glencore ont signé ce jeudi 28 juin les accords finaux pour la restructuration de la dette du pays vis-à-vis de la société. Présenté comme historique à N’Djamena, l’accord prévoit une période de grâce de deux ans mais aussi une réduction importante du taux d’intérêt.

Après la signature du protocole d’accord en février dernier, l’Etat tchadien et Glencore ont finalement signé ce jeudi 28 juin 2018, un accord portant sur la restructuration de la dette de l’Etat vis-à-vis de la société. « Les parties ont signé ce matin les accords finaux pour la restructuration de la dette contractée en 2013 avec Glencore », annonce un communiqué du gouvernement tchadien transmis à la presse. « Cet accord fait suite à un long processus de négociation et reflète les principes arrêtés entre les parties dans le cadre du protocole d’accord signé le 23 février 2018 », ajoute le document. Qualifié d’historique par les autorités tchadiennes, cet accord présente quelques aspects particuliers.

« La restructuration prévoit une extension significative de la maturité de la dette jusqu’à 10 ans, et offre une réduction importante du taux d’intérêt et une période de grâce de 2 ans », souligne le communiqué officiel.

Notons que la dette en question s’élève à près 1,36 milliard de dollars. Elle est basée sur une opération d’emprunt qui remonte à 2013. L’Etat tchadien à travers sa société nationale d’hydrocarbure (SHT) avait obtenu auprès de la société helvète épaulée par quatre banques, un fonds d’un montant de 1,45 milliard de dollars qu’il devrait rembourser sur ses revenus pétroliers. Malheureusement, avec la crise économique engendrée par la chute des cours du pétrole à partir de 2014, l’opération s’est lourdement compliquée pour le Tchad.

Avancée majeure dans l’intérêt de la population

A en croire le gouvernement tchadien, la signature de cet accord qui a longuement trainé fera un grand bien à la population du pays. « Cet accord est une avancée majeure dans l’intérêt de la population Tchadienne », indique le communiqué du gouvernement.
En effet, alors que le pays traverse une période trouble, l’accord lui permettra de souffler. « Cet accord de restructuration permet de garantir la soutenabilité de notre dette extérieure et d’assurer le financement de notre programme triennal avec le Fonds monétaire international (FMI) », avait noté le ministère tchadien des finances, en février dernier suite à la signature du protocole d’accord. « En outre, cet accord sauve définitivement l’équilibre et les hypothèses sur lesquelles repose la loi des finances de l’exercice 2018 », avait poursuit le département. La source a même ajouté qu’il s’agissait d’une « nécessité » pour le gouvernement tchadien d’avoir cet accord afin de maîtriser ses dépenses pour pouvoir respecter les impératifs du FMI.

Il faut cependant signaler que l’accord devrait avoir aucun impact réel direct ou indirect immédiat.

« Toutefois, il conviendrait de préciser que si cet accord est incontestablement une bonne nouvelle dont il faut se réjouir, il est à noter néanmoins que les recettes attendues avec cette restructuration sont déjà prises en compte dans la Loi de finances 2018 », a expliqué le ministère tchadien des finances.

 

Source : La Tribune Afrique

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