A Maputo, les procureurs africains questionnent leur rôle dans la lutte contre la corruption

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Réuni ce week-end dans la capitale mozambicaine, Maputo, le Comité exécutif de l’Association des procureurs africains a évoqué le rôle des magistrats dans la lutte contre la corruption. D’après des sources proches de l’organisation, d’autres sujets dont la traite des êtres humains et l’éducation, ont également été abordés dans les discussions lors de la réunion.

Le Comité exécutif de l’Association des procureurs africains (APA) s’était donné rendez-vous ce week-end dans la capitale mozambicaine, Maputo. D’après une source proche de l’organisation citée par la presse locale, la rencontre a rassemblé des procureurs de divers pays dont l’Angola, l’Égypte, l’Ouganda, le Niger, le Rwanda, le Lesotho, la RDC, l’Afrique du Sud, la Namibie, la Tanzanie, la Zambie, la Guinée Conakry et le Mozambique.

A ce rendez-vous, précise la source, il a été essentiellement question pour les procureurs africains, de se pencher sur la question du rôle des magistrats dans la lutte contre la corruption. « Il est important de voir comment les procureurs doivent agir tout en respectant les principes de la légalité car, il s’agit d’une lutte complexe », a souligné à l’ouverture de la rencontre, le président de cette organisation panafricaine, Hélder Gróz. Selon lui, ces échanges participent au renforcement de la lutte contre la corruption sur le continent.

On peut comprendre cet engagement des procureurs du continent africain. En janvier dernier, la secrétaire exécutive de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique, Vera Songwe, qui intervenant dans le cadre de la 32ème session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine (UA) à Addis-Abeba, avait prévenu que la corruption liée à diverses activités frauduleuses en Afrique, fait perdre chaque année la somme astronomique de 148 milliards de dollars. Cette somme représente environ le quart du PIB moyen du continent. La responsable avait appelé à combattre « avec force et fermeté », « une perte considérable de ressources financières à travers diverses formes de corruption ».

D’autres sujets évoqués

Même si elle a constitué l’un des points les plus importants de la réunion, la corruption n’a cependant pas été la seule problématique évoquée. A en croire le patron de l’APA, la question de l’éducation mais également celle de la coopération avec les Nations Unies pour le renforcement de la lutte contre les crimes environnementaux, la cybercriminalité et la traite des êtres humains, a été aussi abordée lors de cette rencontre entre les procureurs africains. En dehors de ces thématiques, une seconde partie du travail du  Comité exécutif de l’APA lors de cette séance, la deuxième déjà cette année, était de préparer la conférence annuelle des procureurs africains qui se tiendra cette année à Maurice dans moins de cinq mois, en début novembre 2018.

 

Source : La Tribune Afrique

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