Ouverture à  Bangui de de l’atelier de validation de l’avant-projet de code électoral

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Bangui, (ACAP)- Le Premier-ministre, Simplice-Mathieu Sarandji, représentant personnel du Chef de l’Etat, a ouvert, lundi 18 juin 2018 à  Bangui, les travaux de l’atelier de validation de l’avant- projet de loi portant code électoral en République Centrafricaine.

Le but de cet atelier de 4 jours est de procéder à  la relecture de cet avant-projet afin de corriger les insuffisances relevées lors des dernières élections.

Le Premier-Ministre Simplice-Mathieu Sarandji a expliqué que c’est fort des insuffisances constatées lors des élections groupées de 2015/2016, que le Président Faustin-Archange Touadéra a instruit le ministre en charge de l’Administration du territoire de procéder à  la révision et à  l’enrichissement de l’ancien code électoral dans la perspective des élections à  venir.

Il a souligné qu’un groupe technique de travail composé de 15 personnalités représentant les pouvoirs publics, les partis et organisations politiques ainsi que la société civile a été mis en place pour recueillir des propositions et élaborer un avant-projet.

Selon le Chef du gouvernement, les résultats issus du fruit de réflexion des participants permettront à  notre pays de disposer d’un code consensuel pour l’organisation d’élections transparentes et crédibles.

Il a donc remercié les partenaires techniques et financiers, notamment la MINUSCA et le PNUD, pour leur contribution à  l’organisation du présent atelier.

Quarante sept propositions de révision figurent dans la version revue du code électoral, qui comporte 294 articles contre 204 à  l’ancien code.

Parmi les nouvelles dispositions soumises à  l’atelier, il y a lieu de signaler la biométrie, prévue comme « l’un des moyens de renforcement possible de l’identification des électeurs ».

D’autres nouveautés concernent « les modalités de participation des personnes présentant un handicap au scrutin », l’augmentation sensible du montant de la caution, qui passe de 5 à  25 millions F CFA pour la présidentielle, « l’impossibilité absolue de proroger le mandat présidentiel au-delà  du terme constitutionnel de 5 ans » et « la suppression de l’exigence de la propriété bâtie », perçue comme un frein à  la participation politique des jeunes et des femmes.

Le Ministre en charge de l’administration du Territoire, Henri Wanzet-Linguissara, a quant à  lui indiqué que la présence des partenaires lui offre l’opportunité de rappeler l’appel de la République centrafricaine à  la solidarité internationale en vue de la création des conditions techniques, politiques et financières optimales pour le bon déroulement des prochaines élections.

Le directeur de la division des Affaires politiques de la MINUSCA, Rav-Vireilio -Torres a pour sa part fait savoir que les Nations-Unies félicitent les entités et les personnalités dont le concours a permis de disposer d’un avant-projet soumis à  validation à  moins de 2 ans des échéances électorales à  venir.

Il convient de rappeler que le 25 janvier 2016, la Cour constitutionnelle de transition avait annulé les élections législatives groupées avec l’élection présidentielle de décembre 2015, en raison des nombreuses irrégularités enregistrées lors des opérations de vote.

Etienne Vikoma/ACAP

Source : abangui.com

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