Malawi : l’ex-présidente Joyce Banda veut se lancer à nouveau dans la course en 2019

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L’ancienne présidente du Malawi Joyce Banda a annoncé son intention de se lancer dans la course à la présidentielle de 2019. En poste de 2012 à 2014, l’ex-chef de l’Etat a été battue par l’actuel président Peter Mutharika, en raison notamment d’un scandale de corruption qui a entaché son mandat. Des casseroles qui risquent de contrecarrer son plan de reconquête du pouvoir.

Une femme de nouveau à la tête d’un pays africain ? Le rêve est encore permis, même s’il va falloir attendre 2019 et les élections présidentielles qui devront se tenir au Malawi, petit pays d’Afrique centrale qui a déjà eu comme présidente, une femme de fer. Il s’agit de Joyce Hilda Mtila Banda qui s’apprête à rééditer l’exploit, cette fois de manière plus démocratique. L’ancienne présidente, en poste de 2012 à 2014, compte en effet se lancer dans la course de la prochaine présidentielle au cas où elle arrive à bénéficier de l’investiture de son parti, le Parti populaire (PP) actuellement à l’opposition.

C’est ce qu’elle a confié ce lundi à l’AFP en annonçant sa décision de solliciter l’investiture de son parti pour l’élection présidentielle prévue l’an prochain. « Je serai candidate à la convention du Parti populaire (PP)», a-t-elle déclaré, ajoutant que « le peuple a le pouvoir de choisir son porte-drapeau ». « J’ai été très claire en invitant tous ceux qui le voulaient à faire acte de candidature à la convention. S’ils me choisissent, alors oui je serai candidate » a encore martelé à la même source, celle qui est entrée dans l’histoire du pays comme la première femme à accéder à la magistrature suprême, un cas assez singulier sur le continent.

Des casseroles comme boulets

A 68 ans, l’ancienne vice-présidente de 2009 à 2012, date à partir de laquelle elle a succédé à l’ex-chef d’Etat décédé en cours de mandat, Bingu wa Mutharika, n’entend point mettre fin à sa carrière politique. En 2014, elle a perdu le pouvoir face à l’actuel président Peter Mutharika, en grande partie en raison du scandale qui a émaillé la gestion de celle qui avait pourtant fait de la lutte contre la corruption son cheval de bataille. Le scandale « Cashgate » qui a éclaté en 2013 avait en effet contribué à pâlir sa réputation et à lui faire perdre le pouvoir d’autant qu’elle a été citée dans l’affaire de détournement de plus de 30 millions de dollars relevé par un audit international. Plusieurs membres de son entourage et de son gouvernement ont été éclaboussés par le scandale qui l’a poussé à un exil volontaire de près de quatre années, puisqu’elle n’est rentré dans le pays qu’en avril dernier malgré le mandat d’arrêt lancé contre elle par la justice de son pays en 2017.

Le fait qu’elle n’ait pas été inquiété par les autorités a certainement revigoré ses ambitions politiques même si les casseroles qu’elle traîne, risquent de lui jouer un mauvais tour. En attendant d’avoir l’investiture de son parti, l’ancienne présidente peut espérer bénéficier de l’amplification des tensions sociales qui ne cessent de prendre de l’ampleur depuis avril dernier dans le pays.

 

Source : La Tribune Afrique

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