La BEAC va injecter 285 milliards Fcfa dans le marché monétaire de la CEMAC

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La Banque centrale des Etats de l’Afrique centrale vient d’annoncer son intention de mettre à la disposition du marché monétaire de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale, des liquidités d’un montant de 285 milliards de francs CFA. Un appel d’offres en ce sens vient d’être lancé par l’institution financière sous-régionale.

La Banque centrale des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) va mettre plus de liquidités à disposition des Etats de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), pour venir à bout de la crise de liquidité très fréquente sur le marché monétaire de la zone. L’institution sous-régionale a lancé un appel d’offres visant à fournir des liquidités au marché monétaire pour un montant de 285 milliards francs CFA. Le but final affiché par la Banque est de permettre aux établissements de crédit jugés solvables, de gérer les tensions temporaires de liquidités afin d’éviter qu’elles n’affectent la stabilité financière.

Ce n’est pas la première fois que la BEAC décide de fournir des liquidités aux Etats membres de la CEMAC. La première fois date de l’année dernière, quand la Banque centrale a mis en place ce dispositif pour apporter des liquidités en urgence aux banques en difficulté de la zone CEMAC.

Règle du « collatéral éligible »

Pour l’opération, la BEAC a fixé quelques conditions. Si l’appel d’offres n’est valable que du 14 au 21 juin 2018, il également assorti d’un taux d’intérêt maximum de 2,95% et le nombre d’offres maximum par soumissionnaire est de cinq. Aussi, selon les conditions fixées par la Banque centrale, l’appel d’offre est soumis à la règle du « collatéral éligible».

Cette règle suppose qu’avant de bénéficier des liquidités mises à disposition par la BEAC, les établissements de crédit jugés solvables doivent fournir en guise de garantie, un ensemble d’actifs, titres ou liquidités. Cette garantie devrait permettre de couvrir le risque de crédit négocié entre les deux parties. Ainsi, s’il y a défaillance du côté du débiteur, la BEAC peut garder les actifs remis en collatéral en guise de dédommagement pour la perte subie à cause de cette défaillance.

 

Source : La Tribune Afrique

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