Centrafrique : La LCDH exhorte les institutions internationales et nationales à  intervenir en faveur des victimes

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BANGUI – Dans le cadre du plaidoyer en faveur des victimes des événements survenus en Centrafrique, la Ligue Centrafricaine pour les Droits de l’Homme (LCDH) a projeté une vidéo et des rapports de la situation des victimes ce mardi 12 juin à  Bangui. Le but est d’exhorter la Minusca, la Cour Pénale Spéciale, les institutions internationales et nationales à  s’investir dans des actions promptes afin de rassurer les survivants de la crise.

Plusieurs personnes victimes des atrocités en Centrafrique n’ont pas été assistées. Par contre, les groupes font partie des membres du gouvernement, les ex-combattants ont été insérés dans les forces armées Centrafricaines (FACA). C’est dans cette optique que la Ligue Centrafricaine pour les Droits de l’Homme (LCDH) a invité la Minusca, les représentants du gouvernement à  agir en faveur des survivants des événements.

Pendant cette rencontre avec les instances nationales et internationales, un proche parent d’une survivante d’abus sexuel a déploré l’inertie du gouvernement et des partenaires à  l’égard de son enfant âgé d’environ 22 ans, victimes d’abus sexuel au Km5. Elle précise «la fille porte un enfant de 4 mois suite à  un viol collectif qu’elle a subi. Elle a perdu sa capacité morale, physique et sa scolarité», a témoigné la mère de la survivante.

Les objectifs visés par cette rencontre selon le président de la LCDH, Joseph Bindoumi, «c’est d’informer les partenaires nationaux et internationaux de la situation actuelle des victimes des événements en Centrafrique. Le résultat attendu de cette rencontre est de voir les survivants être assistés », a dit Joseph Bindoumi, président de la LCDH, avant de lancer que «l’appui aux victimes est une préoccupation nationale si toute la population se donnait aux cotés des survivants en posant des actions humanitaires multidimensionnelles », a-t-il ajouté.

Suite à  l’acquittement de Jean-Pierre Bemba-Gombo par la Cour Pénale Internationale (CPI) le 8 juin dernier, les victimes des événements de 2013 à  nos jours s’interrogent de la situation. Unanimement, ils ont exprimé leur forte détermination à  voir la justice s’exercer pour leurs cas.

AUGUSTE BATI-KALAMET

Source : abangui.com

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