Pétrole : à Londres, le Congo annonce une série d’appels d’offres à l’exploration

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Après un premier Cycle des Licences d’exploration en 2016, le Congo Brazzaville a annoncé mercredi à Londres un second cycle qui s’étalera sur la période septembre 2018 – juin 2019. En pleine phase de finalisation des travaux y afférents, ce pays d’Afrique centrale entend offrir une « opportunité exclusive » à l’industrie mondiale.

« Nous nous sommes engagés á accueillir les opérateurs du secteur pétrolier mondial au Congo ». C’est en ces termes très engageants que Jean-Marc Thystère Tchicaya, ministre congolais des Hydrocarbures s’est exprimé à Londres mercredi 13 juin. Il annonçait, conjointement avec Africa Oil Week -qui tient la 25ème édition de sa conférence annuelle du 5 au 9 novembre prochain à Cape Town- le lancement prochain de la deuxième phase du cycle de licences d’exploration ouverte aux compagnies pétrolières internationales et baptisée: « Cycle des Licences Phase 2 ».

« Nous sommes actuellement en train de finaliser les détails et nous espérons que ce sommet, le plus important du secteur pétrolier et gazier africain, soit un tremplin pour le succès de cette nouvelle mise aux enchères », a-t-il ajouté.

« Opportunité exclusive »

Le cycle des licences sera effectivement opérationnel avec un premier appel d’offre dès septembre 2018 et prendra fin le 30 juin 2019. Selon l’officiel, le Congo disposera également d’un stand lors de l’Africa Oil Week à Cape Town qui sera entièrement dédié à la promotion de ce programme de licences. En outre, des réunions privées avec des partenaires potentiels seront organisées. En attendant, Brazzaville, en appelle aux majors du secteur :

« Le Cycle des Licences Phase 2 offre une opportunité exclusive à l’industrie pétrolière et gazière internationale de se positionner stratégiquement au sein d’un pays qui possède un potentiel significatif et affirmé dans le secteur des hydrocarbures. »

Au Congo, l’exploitation des hydrocarbures représente la colonne vertébrale de l’économie nationale. Le fait est tel que les ressources provenant du pétrole représentent 75% des recettes publiques, 90% des recettes d’exportation et environ 2/3 du PIB. Un PIB qui a d’ailleurs connu une dégringolade depuis la chute des cours du pétrole. Le pays est passé de 8,8% de croissance en 2010 -sachant qu’il affichait des plus fortes croissance d’Afrique à 23,6% en 1982 en plein âge d’or pétrolier- à une récession de -2% en 2017. Tout cela dans un contexte de surendettement qui a récemment valu au Congo une perfusion du FMI difficilement négociée.

Dans un contexte d’optimisme

Depuis quelques temps, Brazzaville tente une stratégie de diversification de son économie qui encourage même le gouvernement à espérer un rebond de la croissance à 4% en 2018. Réalisable ? Et même s’il s’emploie à diversifier, le Congo -s’appuyant sur son potentiel, surtout au regard de ses réserves pétrolières estimées à 1,6 milliard de barils selon les données du ministère de tutelle- ne veut pas louper la piste pétrolière. D’ailleurs, le pays ambitionne d’augmenter sa production journalière de 50 000 barils cette année à 300 000 barils par jour. Un niveau que le gouvernement estime atteignable grâce, notamment, à la mise en production en mars dernier du champ de production Moho Nord au large de Pointe-Noire, exploité par le français Total.

pétrole Congo

C’est ce même optimisme qui a poussé l’Etat congolais en début d’année à demander son adhésion à l’Organisation des pays producteurs et exportateurs de pétrole (OPEP), dont elle attend toujours le traitement.

Le Cycle des Licences Phase 2 intervient ainsi après une première phase opérée en 2016 à laquelle avaient participé 30 compagnies internationales selon le ministre. Reste désormais à savoir ce que donnera cette seconde phase.

 

Source : La Tribune Afrique

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