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Historique de la présence de Jean Pierre Bemba en Centrafrique

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BANGUI, 12 juin 2018 (RJDH)– Suite aux élections de 1999 remportées par Ange Félix Patassé, le climat politique dans le pays s’est considérablement détérioré. Le point culminant est le coup d’Etat du 28 mai (Belaou) contre Ange Félix Patassé. Lequel coup de force dont le général d’armée André Kolingba prédécesseur de ce dernier va revendiquer la paternité.

L’armée est disloquée avec des pertes sur les rangs des gardes prétoriennes de Patassé, mais aussi et surtout la disparition du général Djader Bedaya tombé sur le champ d’honneur le soir même de ce coup de force. Rupture de confiance avec l’armée, le pouvoir de l’époque fera donc appel au chef du Mouvement de Libération du Congo (MLC) avec sa branche armée qu’est l’Armée de Libération du Congo (ALC).

Après le marché conclu entre le MLC et Patassé, Jean Pierre Bemba va envoyer ses troupes pour la plupart des enfants ramassés dans les salles de classe pour aller combattre en Centrafrique. Accueillis au port Beach par François Bozizé et Jean Jacques Demafouth respectivement ministre de la Défense nationale pour le second et chef d’état-major pour le premier.

Sur le théâtre des opérations, l’armée centrafricaine va perdre un officier de taille, le colonel Abel Obrou, mort attribuée aux Banyaulengués de Jean Pierre Bemba lors des opérations de ratissage lancées dans les quartiers riverains de Bangui notamment Ouango, Ngaragba, Mboko avec un cortège de pillages et vols de biens qui seront convoyés vers la RDC au titre de butin  de guerre avec en filigrane des viols et assassinats extrajudiciaires.

Dans le feu de l’actualité politique liée au coup d’Etat du 28 Mai, une commission mixte d’enquête judiciaire est constituée pour faire la lumière sur cette affaire. Joseph Bindoumi, procureur général va piloter les enquêtes. La chaine de commandement de l’armée est touchée avec plusieurs gradés et figurent dans le collimateur de la Justice dont le chef d’état-major François Bozizé et le ministre de la Défense Jean Jacques Demafouth.

Octobre 2002, François Bozizé cité dans l’affaire de coup de force et visé par un mandat d’arrêt va refuser d’obtempérer. Déclenchement d’une crise dans la crise avec le départ massif des hommes à la suite de Bozizé déjà en rébellion contre le régime Patassé.

Jean Pierre Bemba sera encore de nouveau sollicité pour le front avec Bozizé soutenu par le Tchadien IdrissDeby Itno et la France de Jacques Chirac. Centrafrique, marché juteux. Plusieurs hommes vont être mobilisés et déployés du PK12 à Sibut en passant par Damara, Bossemptélé, Bossembele, Yaloké et autres localités contrôlées par les libérateurs de François Bozizé.

Des femmes ont été violées, des biens pillés, des maisons détruites et plusieurs personnes tuées. L’avènement de François Bozizé au pouvoir le 15 Mars 2003 mettra fin à la puissance de feu des hommes de Jean Pierre Bemba où une partie parvient à traverser le fleuve Oubangui tandis que d’autres plus malchanceux ont été neutralisés par les rescapés des victimes.

Le régime de François Bozizé dépose alors une plainte en 2004 contre Jean Pierre Bemba, pas pour la première venue de ses hommes en Centrafrique mais la seconde qui s’étend du 25 octobre 2002 au 15 mars 2003.

Source : rjdh.org

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