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Centrafrique : Les organisations internationales des Droits de l’Homme condamnent l’acquittement de Jean pierre Bemba

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BANGUI, 12 Juin 2018 (RJDH) — Suite au verdict de la chambre d’appel de la Cour Pénale Internationale d’acquitter Jean Pierre Bemba le 08 Juin, les organisations internationales des droits de l’Homme et des victimes se disent consternées de la décision de la CPI à la Haye. Une indignation exprimée par la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH) et  Human Rigths White (HRW) dans une interview accordé à RFI.

La responsabilité de Jean Pierre Bemba en tant que supérieur hiérarchique (en application de l’article 28 du Statut de la CPI) ne pouvait donc être retenue selon les trois juges de la majorité. Les juges d’appel ont donc acquitté Bemba de toutes les charges constitutives de crimes de guerre et crimes contre l’humanité. En renversant radicalement la condamnation prononcée contre Jean-Pierre Bemba, la réaction des organisations internationales se fait sentir.

Concernant les Organisations des Droits de l’Homme, c’est la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH)  qui a condamné premièrement  cette décision, notamment Karine Bonneau, responsable du Bureau Justice internationale, «Ce verdict qui repose principalement sur le fait que Bemba n’était pas présent à Bangui au moment des exactions – est une insulte aux milliers de victimes de l’armée qu’il a équipée, dirigée, et envoyée semer la désolation en Centrafrique », rapporte RFI.

Pour Karine Bonneau, «les juges viennent de voler les derniers espoirs de réparations aux 5000 victimes et rescapés, les renvoyant à leur solitude et précarité ».

Pour Ida Sawyer Directrice de Human Rights Watch (HRW) pour l’Afrique Centrale, elle se dit choquée par le verdict de la libération de Jean Pierre Bemba et appelle la CPI à la transparence «Il faut beaucoup plus de temps pour bien analyser les jugements de la Cour d’appel, mais c’est clair que, parmi les impacts, ce jugement peut donner l’impression que la responsabilité du commandement n’est si forte qu’on le pensait d’un point de vue légal. On espère que la Cour peut faire un effort dans les cas à venir pour montrer comment les chefs de guerre, les gens qui commandent les forces peuvent être jugés responsables pour ce que les militaires font, même s’ils ne sont pas sur place avec eux».

Par ailleurs, elle a souligné la faiblesse de cette institution judiciaire par le fait de ne pas accomplir sa mission dans la légalité, «Je crois malheureusement pour la CPI que cette décision va probablement avoir un impact important sur la crédibilité de la cour. Et cette décision montre, que dans cette affaire, ils n’ont pas du tout réussi. Donc ils ont du travail à faire » a lâché Ida Sawyer.

Depuis 2002, la FIDH et ses organisations membres et partenaires ont très régulièrement documenté les crimes perpétrés en République Centrafricaine et soutenu les victimes dans leur accès à la justice. Elles ont notamment soumis des communications au Bureau du Procureur de la CPI, mettant en lumière la gravité des crimes ainsi que l’incapacité et le manque de volonté de l’État d’enquêter et de poursuivre les responsables.

Source : rjdh.org

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