Centrafrique : L’acquittement de Bemba commenté par la presse écrite nationale

0
36


Bangui –- L’acquittement de Jean Pierre Bemba par la Cour Pénale Internationale est le principal sujet commenté par nos confrères de la presse écrite.

Contrairement à  l’Agora qui n’a pas attaqué la décision de la cour, la quasi-totalité des titres ont été très déçus par cet acquittement. Bien que très réservé, nos confrères de l’Agora ont mis les projecteurs sur les victimes des rebelles du MLC de Jean Pierre Bemba. Pour l’Agora, le chef militaire du MLC étant acquitté, il faudrait bien que ceux qui ont fait appel aux troupes rebelles du MLC puissent porter la responsabilité, « des viols de masse, des assassinats, de pillage et de destruction massive de bien public et privé ». Le journal pointe l’ancien président Ange Félix Patassé qu’il demande de juger à  titre posthume et l’ancien président François Bozizé, qui était à  l’époque des faits, chef d’Etat-major et celui qui a reçu et armé les rebelles du MLC.

L’acquittement de Jean Pierre Bemba, décrédibilise la Cour Pénale Internationale, c’est la position exprimée par le messager qui cite la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH) qui considère cette décision comme étant « une tragédie, un revers incroyable ». Le journal parle d’une décision dictée par des pesanteurs politiques, ce qui ternie l’image de la justice internationale en qui « personne ne pourrait plus avoir confiance ».

Le Confident s’est contenté de publier un communiqué de presse de la Cour Pénale Internationale, communiqué dans lequel, est fait un compte rendu de la décision de l’acquittement. Le document de la CPI, relève toutefois que Jean Pierre Bemba restera encore en prison car visé par l’affaire de subordination de témoins.

Restons avec le Confident qui a publié une analyse sur les richesses naturelles de la RCA que nos confrères estiment être la raison des crises dans le pays. L’analyse met en relief la quasi totalement des richesses de la RCA et leur position géographique notamment le cuivre, le lignite, le diamant, l’or, le pétrole, le fer, le calcaire, l’uranium…

La conviction du journal est simple. Les crises en Centrafrique sont en réalité liées à  ces richesses que les uns et les autres veulent tenir ou contrôler, ce qui amène l’auteur de l’article à  conclure que « ces richesses qui appauvrissent et tuent », pour dire qu’au lieu d’enrichir le peuple ces richesses prisées, constituent le malheur de ce pays.

Le processus du dialogue de l’Union Africaine, c’est un sujet qui a intéressé l’Agora qui évoque l’opposition des organisations de la société civile à  la démarche de l’Union Africaine. Selon les structures de la société civile citées par nos confrères, le dialogue voulu par l’Union Africaine est exclusif parce que, « le panel n’a pas pris en compte les aspirations de la société civile et des victimes ». Ces organisations exigent un dialogue qui ne serait pas une occasion de légitimer l’impunité en Centrafrique.

Nous terminons cette revue par l’embargo qui sera sur les chansons de l’artiste Ozagui, selon le Messager qui annonce que ces mesures sont décidées et observées par les DJ centrafricains après une altercation avec le musicien.

Source : abangui.com

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here