Centrafrique : Le paradoxe du jugement international dans l’affaire Bemba

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Erreur dans le jugement de la première chambre qui a reconnu Jean Pierre Bemba Gombo coupable de crime de guerre, crime contre l’humanité viol, pillage commis par ses éléments sur le territoire centrafricain entre 2002 et 2003.

Outre les critiques formulées à  l’endroit de cette Cour qui jusque-là  ne fait que traquer les africains les défenseurs des droits de l’Homme ne peuvent comprendre aujourd’hui que le traité de Rome n’est qu’un moyen pour l’occident pour contrôler les leaders africains en froid avec les puissances.

Jean Pierre Bemba opposant de taille à  Joseph Kabila ne pouvait arranger l’intérêt des occidentaux dans ce pays où le président est encore dans la bonne grâce des ceux qui l’ont placé au pouvoir. Face au problème, il faut mettre en quarantaine l’opposant à  la Haie où il va passer 10 ans de sa vie.

Devenu indocile avec la société civile sur le dos, la classe politique fâcheuse, les voisins mécontents et l’occident courroucé Joseph Kabila seul contre tous aura désormais face à  lui, un repris de justice acquitté pour les élections. Lesquelles jusque-là , il entretient la suspense. Pour couronner cela, c’est un diplomate américain qui va émettre des avis à  l’allure d’un jugement avant dire droit qui s’est finalement réalisé.

Du coup, on est condamné ou libéré en fonction de son carnet d’adresse et du bon sentiment du maitre africain qu’est l’occident. Les victimes, elles n’ont qu’à  pleurer, observer, car cela ne dépend pas d’elles. Comme disent les stoïciens « abstient toi et souffre, il y a des choses qui dépendent de toi, il y a des choses qui ne dépendent pas de toi ». Et les bourreaux du peuple de s’en réjouir face à  la manipulation grandissante dans le pays.

Source : abangui.com

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