La liberté de la presse en Afrique, un enjeu décisif pour les entreprises

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Elu le 1er juin à  la présidence de l’Association Internationale des Press Club, le club de la presse de Bruxelles s’est aussitôt assigné pour priorité de défendre la liberté d’informer, en particulier en Afrique. Lors d’un débat organisé sur le rôle positif que peuvent jouer les investisseurs privés aux cotés des journaux et des journalistes, la question de la responsabilité sociale des entreprises a été posée.

Plusieurs intervenants, dont Geneviève Pons de l’institut Jacques Delors et Ernest Sagaga de la Fédération Internationale des journalistes, ont proposé aux entreprises de s’impliquer davantage dans la formation des journalistes, et dans le soutien à  la presse de qualité, partout menacée.

Invité à  s’exprimer devant les responsables des Press Clubs présents à  Bruxelles, Laurent Foucher, président du groupe de télécommunications Telecel Global, a défendu la démarche citoyenne de son entreprise, à  l’origine de la création en 2017 de l’Académie Centrafricaine de presse, une initiative indépendante de formation des journalistes locaux, axée sur la paix et la réconciliation dans ce pays encore traumatisé par des années de conflit.

Colette Braeckman, éminente spécialiste de l’Afrique au quotidien belge Le Soir, a confirmé l’importance d’initiatives comme celle-ci, et suggéré que des entreprises internationales s’associent, dans les pays africains, pour monter des fonds de soutien à  la presse.

Saluée par la mission des Nations Unies en Centrafrique, l’Académie centrafricaine de presse vise en particulier à  lutter contre les «fake news» et les rumeurs, et à  offrir aux professionnels de l’information, démunis de tout dans ce pays, l’appui d’un réseau de formateurs expérimentés. Une publication école, Centrafrique Espoir, est née de cette initiative. Une prochaine session devrait se tenir en septembre 2018. «L’Europe ne peut pas ignorer l’Afrique. Le destin des deux continents est lié et la presse est le reflet indispensable de la vitalité économique africaine» a répété Jean Louis Guigou, président de l’Institut de prospective du monde méditerranéen et auteur de «Afrique-Mediterranée-Europe, la verticale de l’avenir» (Ed Nevicata).

Le club de la presse de Bruxelles s’est engagé à  poursuivre cette réflexion, et à  mener le lobbying adéquat auprès des entreprises européennes présentes en Afrique, durant les deux années de sa présidence.

Source : abangui.com

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