Nouvelles nationales sur RJDH

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BANGUI –Deux mois après le lancement de la campagne en faveur des tables bancs pour toutes les écoles du pays par la première Dame Tina Marguerite Touadera, la Sucrerie Centrafricaine (SUCAF) apporte sa contribution en remettant cinq tables bancs symboliques du Groupement des Femmes Agropastorales pour la Lutte contre le VIH/SIDA (GROUPEDA) ce matin à  son siège social à  Bangui.

C’est un paradoxe dans ce pays producteur et exportateur de bois de voir la plupart des écoliers et élèves assis à  même le sol pour suivre les cours. Une situation insupportable pour la femme du Chef de l’Etat Tina Marguerite Touadera qui a appelé toutes les personnes de bonne volonté et les entreprises à  l’aider à  éradiquer ce paradoxe. L’objectif est d’atteindre 20 000 tables bancs. La Sucaf est la première entreprise privée du pays à  répondre à  cet appel lancé en remettant symboliquement 5 tables bancs, selon René Sankanga Morouba, Conseiller de cette ONG portée par la première Dame du pays.

Cette action est non seulement symbolique pour la Sucaf, mais un exemple à  suivre par d’autres entreprises dans le pays pour mettre fin à  cette indifférence enregistrée face au problème des tables bancs dans les écoles. «Nous sommes heureux de participer à  cette initiative car la Centrafrique a besoin de remettre sur pied son système éducatif et cela passe par des moyens matériels. Nous offrons cinq tables bancs symboliques à  l’ONG. Encore une fois j’espère que cela va inciter d’autres sociétés et entreprises de la place à  emboiter le pas à  la SUCAF» a souhaité Stéphane Jaffret.

Ce geste va droit au cœur du Conseiller de l’ONG GROUPEDA , René Sankanga Morouba qui non seulement se déclare optimiste quant à  l’aboutissement de ladite initiative mais appelle les parents à  s’impliquer davantage dans l’éducation de leurs enfants «nous disons grand merci à  Sucaf Centrafrique pour ce don de cinq (5) tables bancs qui va contribuer à  augmenter le nombre des tables bancs que nous sommes en train de rechercher pour garnir les écoles. Nous savons que d’autres gens ont déjà  fait le geste, le moment venu nous ferons le point sur tout ce que nous avons reçu dans le cadre de cette campagne » a-t-il indiqué.

Avec une perte enregistrée lors de la crise, perte se chiffrant à  plusieurs milliards de francs CFA, la Sucaf tient au respect de son cahier de charge et au volet social. Avec une prise en charge de l’école Ngakobo au centre du pays sans oublier le volet santé dans cette localité, la SUCAF ne néglige pas le secteur combien important de l’éducation et souscrit entièrement à  la campagne en cours dont le leitmotiv est «un élève, un table banc», campagne que porte Tina Marguerite Touadera à  travers son ONG GROUPEDA .

Centrafrique : MSF évacue une partie de son équipe de Bambari après un braquage à  mains armées

PAR NINA VERDIANE NIABODE LE 1 JUIN 2018

Bangui 01 JUIN 2018 (RJDH) Les membres de l’équipe médicale, administrative et logistique de Bambari ont été évacués sur Bangui suite au braquage d’un de leur bureau le 30 juin dernier. Selon le communiqué publié par l’organisation, l’évacuation vise à  assurer leur sécurité et à  minimiser des risques d’agressions.

Selon le communiqué de presse dont nous avons eu copie, un bureau de Médecins Sans Frontières (MSF) à  Bambari a été victime d´un braquage à  mains armées très tôt le matin du mercredi 30 Mai 2018. Les assaillants non-identifiés ont volé plusieurs téléphones, ordinateurs et autres objets de valeur. Plusieurs gardiens ont été légèrement blessés au cours de l’agression.

Suite à  cet incident, les membres de l’équipe médicale, administrative et logistique ont été évacués sur Bangui le même jour pour garantir leur sécurité et minimiser les risques d’agressions.

Une équipe très réduite reste actuellement à  Bambari afin d’assurer un soutien, certes limité au ministère de la santé, à  l’hôpital et dans les centres et postes de santé de la périphérie.

«Cette attaque est inadmissible et constitue une entrave aux activités médicales dans la région de la Ouaka. La population est la première victime de la réduction des activités médicales et humanitaires », a souligné Paul Brockmann, Chef de Mission à  MSF dans le communiqué.

MSF demande une implication des communautés locales «Nous demandons la collaboration de toutes les communautés afin de faire respecter les structures médicales et les équipes humanitaires, afin de limiter les effets néfastes du conflit sur les populations. Ces populations ont des besoins médicaux accrus cette semaine en raison de la recrudescence des violences et déplacements dans la préfecture de la Ouaka et surtout à  Bambari.», a conclu Paul Brockmann.

MSF soutient les services de pédiatrie, de nutrition et de chirurgie de l’Hôpital Régional Universitaire de Bambari depuis 2015, ainsi que les centres de santé des quartiers Kidjigra, Elevage et Ngakobo.

Source : abangui.com

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